Une académie tout ce qu'il y a de plus normale, à l'exception qu'elle regorge de créatures aussi extraordinaire les unes que les autres.
 

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 De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]

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Lula Stevens
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MessageSujet: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Sam 14 Fév - 15:01

Sur le pas de la porte j'hésite .... Oserai-je, n'oserai-je pas ? Faut dire que c'est spécial comme moment, moi, Lula Stevens, je vais entrer dans une librairie. Spécial parce que j'ai jamais été fan de lecture, je renie pas le plaisir que ça peut procurer (même si je préfère largement d’autres sorte de plaisir plus charnel éhéh) mais bon les bouquins et moi on à jamais fait bon ménage. Ça doit une sorte d'allergie où quelque chose comme ça, déjà qu'en cours j'ai du mal a me les piffrer mais devoir en plus m'obliger a en consulter en dehors du cadre scolaire ... Ouais non en fait ça craint un max d'entrer là-dedans, je suis vraiment obligée ? Derrière moi je sens mes queues se balancer mollement et Kuy se rappelle a moi par un petit jappement lointain ... Hum, ouais j'ai pas le choix. Bon puisque c'est obligatoire.

Doucement je pousse la porte et entre, le tintement d'une cloche au-dessus de moi me fait sursauter. Il veulent qu'on fasse une crise cardiaque en plein magasin ou quoi ? Mes battements de cœur se calme, oui j'ai vraiment eu peur, et j'observe les alentours. Je ne m'attendais pas à ça, l'ambiance est ... chaleureuse. Des tas et des tas de rayons de livres derrière une sorte de comptoir. J'sais pas ça donne envie de s'y promener, de se perdre entre les rangée

....

Oulà qu'est ce que je suis en train de raconter moi ? Pas du tout Lula tu arrête cette mascarade tout de suite !
Oui bon, non en fait, ça a juste l'air grand et poussiéreux, voilà c'mieux comme ça. On fait comment quand on veut se renseigner sur notre "race" ? Ouais sur ma "race" parce que j'ai pas encore eu le temps de vraiment comprendre tout ce qu'impliquait ma fusion avec Kuy, donc pour bien réussir a saisir toute les nuances autant commencer par la base et se renseigner sur les Kyubi en général ... Seulement voilà, je sais pas du tout par où commencer donc j'ai besoin d'aide ...

Prenant mon courage a deux mains je m'approche du comptoir en espérant que quelqu'un est là



- Euh bonjour ? Y'a quelqu'un ? Allo, allo !

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Dernière édition par Lula Stevens le Lun 16 Fév - 15:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Lun 16 Fév - 14:37


Un sage littéraire accueillant.





C'était une petite journée tranquille sans élèves et sans trop de responsabilités. Voilà ce qui allait être ce jour pour le professeur et passionné de littérature. Encore dans son lit tel un pacha immense et imposant, il s'étirait longuement en remarquant l'absence de sa femme. Un coup d'œil au réveil et il put vitre comprendre la raison. Il était déjà plus de neuf heures passée, alors la voir absente et au travail, c'était logique. Son corps entier se mouvait du lieu confortable où il partageait leur songe et il prenait la direction de la cuisine. Il fallait que ce géant de douceur et de franchise se remplisse la panse avant de prendre la route de la librairie. Son petit déjeuné fut tout aussi basique qu'à l'accoutumer n'ayant que peu d'intérêt sur son alimentation. Il mangeait beaucoup et correctement, mais c'était presque par automatisme au final. Au bout d'une demi-heure à se nourrir autant que Gargantua lui-même, il prenait le temps de faire la vaisselle. Aucun incident ne prit l'idée d'arriver jusqu'au rangement fatidique. Sans le vouloir d'un geste un peu trop ample, Shinobu lâchait une assiette qui claquait sur le sol avec fracas. Dans un soupir, il se baissait pour ramasser les morceaux les plus gros puis les jetais dans la poubelle. Si Kyrie avait été là, il l'aurait entendu dire qu'il était aussi mignon que maladroit. Il rougissait un peu en accélérant le mouvement et remontait une fois la chose faite pour se vêtir. Il recouvrait son corps de vêtement ample et qui lui allait si bien. Une chemise d'un blanc cassé, une cravate légère, un pantalon noir et ses fidèles chaussures. Il ne portait que rarement des vêtements du style kimono, dans de rares occasions comme un mariage ou même une soirée à deux. Enfin vêtu convenablement, il descendait, vérifiait la scène de désastre puis enfilait son manteau et quittait leur demeure après avoir soigneusement fermé derrière lui.

Il marchait d'un pas lourd, mais pourtant calme vers le Jade de jadis et souriait. Il allait rejoindre sa femme, et même si elle devait s'y attendre, cela restait agréable. Un moment à deux, sans problème ni prise de tête. Un moyen pour l'un comme pour l'autre de souffler sans pour autant s'empêcher de roucouler par moment au détour d'une allée. Il sentait l'odeur iodée de la mer qui avait depuis un moment eu l'idée de frôler ses narines chaque matin. Il savait que comme lui Kyrie, avait eu un certain intérêt à venir dans cet endroit. Cela les changeait de leur paysage de France et du Japon et leur inspirait par moment des ballades romantiques. En un sens, c'était aussi pour cela que leur couple tenait avec calme. Ils savaient agir aussi bien comme des amis que comme des amants ou encore des amours. L'un ne reculait pas pour étonner l'autre et ils avaient toujours de petites attentions. Après tout, Shinobu n'avait pas pu ignorer le petit mot de sa femme sur la table de chevet ou encore le fait que toute la nourriture dont avait eu besoin le colosse pour déjeuner avait été précisément sorti sauf les choses liquides. Il allait rejoindre sa femme, et même si elle devait s'y attendre, cela restait agréable. On pouvait donc deviner que ce dernier travaillait d'arrache-pied pour lui rendre la pareille. C'était aussi la raison de sa venue dans la librairie. En plus de pouvoir la fois, lui apporter présence et tendresse, il allait l'aider dans son travail. Il savait que cela permettait à Kyrie de souffler un peu et qu'elle n'y était pas trop contre. Il devinait qu'elle n'aimait tout de même pas le voir travailler même en dehors de ses heures d'enseignement, mais vu la tête de mule qu'il était, elle devait plutôt le laisser faire. Il n'était pas fragile comme une petite fleur, c'était un immense homme dont bien des choses avaient brisé leurs dents sur lui avec fracas. Le déstabiliser était une chose, lui faire plier l'échine une autre.


Enfin arrivé à sa destination, il pénétrait d'un pas lent dans la librairie et se faufilait aussi discrètement que possible à la recherche de sa femme. Il la trouvait montée sur une échelle, en train de ranger bien des reliures dans un calme religieux. Il la fixait quelque peu jusqu'à croiser son regarder, lui murmurait un, je t'aime plein d'amour à l'oreille puis prenais la direction du guichet. C'était son travail quand il venait, il s'occupait de renseigner au mieux les clients, voir même de les conseiller. Il usait de sa grande mémoire pour ne pas oublier un seul des milliers de livres présent dans le bâtiment. C'était un second moyen d'économiser l'énergie et le temps de son épouse dans la boutique. Encore derrière un rayon, il entendait le tintement de cloche de la porte suivit d'une petite voix de femme qui demandait sans aucun doute des renseignements.


- Euh bonjour ? Y'a quelqu'un ? Allo, allo !

Sortant enfin de derrière les reliures diverses, le regard de sang et de charbon du colosse put enfin voir d'où venait la voix.Il devinait qu'elle ne devait pas être bien vieille et se rappelait l'avoir déjà vu au détour d'un couloir ou d'un cours. Il s'avançait donc en s'asseyant pour minimiser l'imposante carrure qu'il possédait et penchait légèrement la tête. Il la trouvait étonnante et par politesse ne la laissait pas sans réponse.

« Bonjour mademoiselle, bienvenu dans la librairie le Jade de jadis. Puis-je faire quelque chose pour vous, enfin pour toi, Lula. Oui, je ne sais pas si tu m'as reconnu, je suis monsieur Kawayashi ton professeur de littérature. Je présume que tu es venu chercher de quoi éclaircir quelque chose ? Calme-toi, mon épouse et moi ne feront que t'aider. Souffle un peu. »

Il se voulait rassurant, calme et adulte. Un mari, un professeur, mais surtout un homme compréhensif en somme.  


© Failara
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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Lun 16 Fév - 16:32




| Il n'en fait qu'à sa tête. |
- PV. Lula Stevens & Shinobu Kawayashi.

 




Les yeux ouverts sur le plafond, la française fixait celui-ci avec une lassitude certaine. Depuis son mariage, depuis qu'ils avaient emménagés près du port sur cette île qui n'avait de cesse de bouger, elle était quelque peu dépaysée, il fallait bien l'avouer. Passer de sa belle France, son nord perdu mais si paisible, à l'Angleterre où tout était déjà si différent, puis au Japon et enfin à l'île de Chrysalis, c'était beaucoup lui demander. Surtout que sa santé ne se prêtait pas toujours à des telles déplacements. En tournant un peu la tête, elle refermait les yeux, posant le côté de sa tempe contre le torse de son mari qui dormait encore à poings fermés. Enfin une journée de repos pour lui. Mais malheureusement, ça n'en était pas une pour elle. L'esprit vaguant çà et là, elle laissa les longues minutes s'écouler les unes après les autres. Qu'était devenu Arthur ? Le brun, son adorable ami d'enfance, n'avait plus donné de signe de vie depuis qu'elle était parti du cocon de la famille Rocheliodel. Et il n'avait même pas montrer le bout de son nez à son mariage, pendant lequel son absence avait été fortement remarquée et regrettée. Il lui en voulait certainement encore, d'avoir disparu de la sorte, presque du jour au lendemain, sans lui dire où son chemin se perdait. Et peut-être était-il marié désormais. Madame Rocheliodel, sa mère, avait entendu plusieurs fois que sa compagne n'était autre qu'une jeune femme qu'ils avaient tout deux connus dans leur jeunesse, et avec laquelle il compterait les jours jusqu'à la venue au monde d'un enfant. Kyrie ne savait pas si elle devait être blessée par ce silence de la part de quelqu'un à qui, pendant longtemps, elle avait envoyé lettre sur lettre sans jamais obtenir de réponse. Il ne daignait jamais répondre. Et les lettres, pour toute preuve qu'il devait les recevoir, ne lui étaient jamais retourné. Dans un faible soupir, ne souhaitant pas réveiller son époux, elle décidait de faire abstraction de ce comportement qui, au-delà de l'impolitesse, était une preuve ahurissante de désinvolture. S'il pouvait l'oublier comme l'on oublie la première pluie à laquelle l'on assiste, elle saurait en faire de même. Au Diable ce bon vieux Arthur, son silence n'avait plus de quoi la rendre pitoyable.

Finalement, avant même que le réveil ne sonne, la noble le coupa. Ce n'était pas la peine de le laisser geindre, elle était réveillée de toutes façons. Délicatement, comme une feuille s'en allant sous le vent, elle s'extirpa de l'étreinte de Shinobu et, se penchant au-dessus de lui, vint lui embrasser le front. Ses yeux, quelques instants, se perdirent sur ce visage serein, sur ce visage aux traits paisibles. Il avait l'air d'un ange, dans le sommeil, même s'il n'était pas grande différence lorsqu'il se trouvait parfaitement éveillé. Passant une main contre sa joue, elle repoussait une mèche de cheveux qui y glissait et esquissait un sourire. Qui pouvait-elle aimer d'autre ? Cela faisait des années désormais que malgré sa tendresse pour lui elle ne ressentait plus rien pour Arthur. Il s'était effacé, petit à petit, bien qu'il lui arriva encore de songer à lui, de se demander ce qu'il pouvait bien devenir. Il avait été dissocié de sa vie, et à défaut d'avoir pu en disparaître, il avait prit dans la pièce de sa vie une rôle presque aussi important que celui d'un simple figurant. Ce n'était jamais que l'Arlésienne des nobles qui entouraient la famille Rocheliodel. On rependait beaucoup de rumeurs, échangeaient les derniers potins, mais c'était bien là tout ce avec quoi la noblesse savait s'occuper, plongée elle-même dans une lassitude à laquelle elle ne trouvait aucune cure. Et Arthur, comme elle, avait certainement du sortir de ce monde minuscule, de ce monde comme une cage dorée dans laquelle on ne fait toujours qu'attendre la libération. Et si elle avait eu l'envie de le garder dans un coin de son cœur, pour les souvenirs qu'ils avaient partagés, il était désormais qu'il n'avait pas voulu la même chose. Dans le silence, comme une ombre à peine, comme cette éclipse qui préserve l'enfant des neiges de la chaleur assassine du soleil, Shinobu avait su la sortir de cette frayeur de la solitude, du silence, mais aussi de la douleur de faire confiance à en être blessée. Ce qu'Arthur n'avait malheureusement su faire.

En embrassant à nouveau son front, puis sa joue avec tendresse, elle décidait de ne plus tarder et, le quittant bien à contre-cœur, elle sortit de la chambre sans refermer la porte derrière elle, la laissant entre-ouverte pour ne pas faire plus de bruit. Kyrie, si récemment lui semblait-il encore, nouvellement madame Kawayashi, connaissait le lourd sommeil de plomb de son mari, mais elle ne pouvait toujours pas cesser de s'inquiéter de l'idée de peut-être le tirer de ses beaux rêves lors de ses journées de repos. La librairie était un endroit calme, paisible, où jamais rien d'extraordinaire ne se passait, si ce n'était la rencontre de créatures toutes autant fantastiques les unes que les autres, et elle imaginait combien ce devait être éprouvant pour lui de tenir à la sagesse des adolescents. Dans un coin de sa tête, il y avait encore les souvenirs de ses propres études. Et dans ceux-ci, si elle avait été l'élève parfaite de la plupart des enseignants, elle savait que la classe entière ne tenait pas la même tranquillité. C'était dans l'ordre même des choses, que les jeunes âmes s'éprouvent de mouvements inutiles mais sympathiques là où leurs aînés s'efforçaient de les avertir des dangers, bien qu'il soit évident que ces avertissements n'étaient presque jamais écoutés. En entrant dans la salle de bain, se débarrassant avec habitude du tissu qui reposait contre sa peau, elle le pliait soigneusement pour le mettre dans la corbeille avant de rentrer dans la douche. Le son de l'eau la réveilla un peu plus encore, comme un sifflement cascadant dans cette sensation de chaleur. Et si ses oreilles peu à peu se tiraient de leur torpeur, celles-ci n'en trouvaient pas moins surdimensionner le bruit de l'eau. Elle résonnait, frappant contre les murs de la salle de bain, lui semblait être une cacophonie véritable, comme le rugissement d'une foule étouffée pourtant. Et en mettant la tête sous le liquide clair, laissant celui-ci couler contre ses cheveux et son visage, elle fermait les yeux et réfléchissait encore.

La française était certaine que c'était le jour même qu'arriveraient certains manuels. Les enseignants de l'académie, parfois mécontents de l'âge des documents mit à disposition des étudiants, étaient venus pour quelques uns lui rendre visite, donnant les références de bouquins elle s'était efforcer de trouver en aussi peu de temps que possible. Et, ainsi, elle était parvenu à l'arrangement que ceux-ci arriveraient sur l'île après plus ou moins deux semaines, ce qui était un exploit compte tenu de l'emplacement toujours différent de cette chose qui les abritait tous. En se savonnant, ne prêtant plus tellement attention au son de l'eau, elle tentait de se souvenir du nom de chaque manuel, et de l'organisation qu'elle avait prévu pour eux. Si elle ne se trompait pas, il y avait deux cycles qui viendraient chercher leurs manuels. Dans un nouveau soupir, coupant l'eau après s'être rincée, elle songeait à l'incompétence de certains professeurs. Venir lui demander un tel service était déjà une chose en soi, mais la faire crouler sous les demandes incessantes des élèves s'en était encore une autre. En moyenne, tout les jours, environ cinq élèves venaient demander si les livres étaient arrivés. Et Kyrie, malgré sa patience d'ange, ne trouvait plus toujours la force de prévenir qu'ils ne tarderaient plus, mais qu'il fallait tout de même montrer un peu de retenu. C'était un plaisir immense de remarquer que les élèves semblaient si passionnés sur leur enseignement. Mais la noble se doutait aussi que s'ils venaient si régulièrement à son côté, ce n'était pas que par pur plaisir. Certains devaient craindre les sanctions de se révéler seuls à ne pas avoir le nouveau manuel quand toute la classe l'aurait déjà. Les punitions des professeurs étaient souvent surdimensionner, et cette femme en savait quelque chose, elle qui avait longtemps servi de bouc émissaire à son professeur de sport pendant sa scolarité.

En sortant finalement de la douche, elle s'enveloppa dans une serviette longue, sortant son sèche-cheveux pour débarrasser les filaments de neige de leur apparence tout collée. Puis, se glissant à nouveau dans la chambre où Shinobu dormait encore comme un enfant après une longue journée, elle s'empara des affaires qu'elle avait préparé la veille pour retourner s'habiller dans la salle de bain. La saison était trop froide pour qu'elle prenne le risque de se découvrir et d'attraper du mal, elle opta donc pour une robe dont le style était très proche de celui des robes de la fin mille neuf-cent. Très large sur sa fin, elle profitait d'un couleur bleu cobalt surplombé par une sorte de corset noir placé au-dessus d'une chemise blanche. En ouvrant un tiroir du meuble sous le miroir de la salle de bain, elle en sortit un ras-de-cou noir pourvu d'un camée ancien qu'elle nouait à son cou en abandonnant sa masse de cheveux dans son dos. Qu'allait-elle bien pouvoir en faire ? Le vent allait les déranger. En soupirant, replaçant un pli de sa jupe de robe, amplifié par son jupon, elle trouva l'idée. Ces longs fils d'argent blanc furent donc noués en un chignon strict sur lequel elle tira doucement pour le défaire légèrement, adoucissant ses traits désormais visibles. En se regardant dans le miroir, elle passa un rapide coup d'eau sur son visage et sortit de la salle de bain. Presque prête. Mais, s'il ne lui restait avant de partir plus qu'à mettre ses chaussures, son manteau, il ne fallait pas non plus oublier une certaine chose. Elle s'empara d'un de ses cahiers d'écritures, en arrachant une page vierge pour sortir un stylo de sa table de chevet, y écrivant quelques mots de son écriture allongée et fine avant de poser le bout de papier sur la table de chevet de son mari auquel elle volait dans la même lancée un court baiser.

En riant tout bas, sa main remontée au-devant de ses lèvres, elle sortit pour la dernière fois de leur chambre qui portait encore tout le confort de leur amour partagé, qui avait pour elle seule tout le symbolisme de leur mariage, et se rendit à la cuisine où elle prépare d'avance une partie du déjeuner de celui qui, elle le savait, ne tarderait plus à se lever. Il n'ouvrait jamais les yeux après 9h et demi grand maximum. Mais elle devait être à la librairie pour bien plus tôt que cela. En finissant son organisation, elle enfila ce qu'il lui restait à mettre et fila presque comme une flèche. En regardant la porte de la maison derrière elle, la fermant à clé juste pour la forme, elle jeta un regard sur les alentours. C'était si différent de tout ce qu'elle avait connu jusque là. Mais il était presque certain que si elle avait la première à parler de l'île, ou tout du moins à en entendre parler, Shinobu pour sa part avait dû choisir l'emplacement de leur maison non pas seulement pour la joliesse du panorama mais parce qu'il devait penser que l'air maritime ferait du bien à sa compagne. Et, en traversant le port, son épouse esquissait à nouveau un faible sourire, ignorant les quelques personnes intrigués par sa robe qui lui jetaient des regards parfois presque médusés. C'était un amour, qui prenait soin d'elle plus que de tout au monde, la traitant avec une tendresse infinie, craignant toujours de la briser. Mais ce n'était pas si étonnant, en réalité. Géant de force face à une compagne si petite et frêle, les gens qui connaissaient le couple se demandaient souvent si Kyrie n'avait pas déjà eu mal lors d'étreintes, ou d'étreintes de formes plus passionnés. Et, bien évidemment, elle en avait rit après discutions, jusqu'aux larmes, ne parvenant même pas à imaginer Shinobu lui arracher un seul cheveu. Ces contacts de longues dates s'inquiétaient d'elle, pas seulement pour la puissance de son époux mais aussi pour leur différence de statut social. Et là encore, Kyrie avait de quoi rire. Pour elle, et pas seulement que pour elle d'ailleurs, Shinobu avait bien plus de connaissance et d'humilité que tout les nobles qu'elle avait pu croiser dans son existence. Et c'était certainement cette égalité entre eux dans leur sagesse qui mettait si à l'aise la dame qui ne craignait désormais plus ses mots.

En poursuivant sa route jusqu'à parvenir à la librairie, elle se surprise à chantonner l'air de la chanson qu'elle avait souvent entendu en France, principalement quand sa mère la chantait : Qu'il est bon. Elle n'était pas particulièrement religieuse, quoi qu'elle puisse avoir au fond d'elle la certitude qu'une force supérieure lui ai accordé la rencontre de son bien-aimé. Ceci étant, parvenue à sa boutique, elle en souleva le rideau de fer avant de déverrouiller la porte. Les quelques employés n'étaient bien évidemment pas encore là et, dans un soupir à la fois confiant et lassé, elle passa derrière le comptoir pour sortir sa liste de choses à faire dans la journée. Rien de bien extravagant. Les minutes passant, alors qu'elle rangeait des livres, hissée sur une échelle sur laquelle elle tenait avec un équilibre presque incroyable avec ses chaussures comme toujours pourvues de talons, elle entendit la petite cloche et, en ouvrant un peu plus les yeux, se souvint qu'elle serait seule aujourd'hui. Tout le monde sur l'île se connaissait, depuis peu peut-être, mais aucun nom n'était jamais vraiment inconnu dans le monde si froid des adultes. Et un décès avait obligé ses collègues à poser leur journée pour pouvoir assister aux funérailles ailleurs. C'était donc Shinobu qui devait être venu lui donner un coup de main. Elle acheva de positionner le livre qu'elle avait entre les mains et, en tournant la tête vers lui, lui accordait un sourire empli de tendresse. Un délicieux son se glissa à son oreille et ses grands yeux comme deux mondes opposés s'accordaient à se plisser avec délicatesse à ses mots. Elle y répondait, tout bas, dans un simple murmure, le laissant s'en aller au comptoir auquel il tenait souvent place lorsqu'il venait l'aider.

Bientôt, le son clair de la clochette de la porte retentit à nouveau et, descendant de son échelle en frappant frénétiquement les pans de sa robe pour en enlever la poussière, elle se demandait qui pouvait être arriver aussi tôt. Dans son esprit, la prière qu'il ne s'agissait pas encore d'un étudiant pour l'information sur les manuels se rependit et, après un court instant, la voix de l'inconnue, à laquelle répondit celle de Shinobu, lui accordèrent de glisser dans l'air un discret soupir rassuré. Un son quelque peu pesant lui arracha un minuscule rire. Shinobu avait certainement du s'asseoir à nouveau pour ne pas mettre la nouvelle venue mal à l'aise et, s'extirpant d'entre les étagères remplies, Kyrie replaçait une mèche de ses cheveux dans le chignon duquel elle s'était enfuit. Bientôt, en apercevant cette apparence si surprenante, ses grands yeux dévoilèrent toute leur rondeur, devenant perles précieuses aussi rondes que le soleil lui-même, le bleu du ciel et le rouge de la vie se posant sur cette demoiselle. De longs cheveux à la couleur d'ébène, qui cascadaient follement, comme indomptés, sur ses épaules et certainement aussi dans son dos par lequel elle voyait dépasser des pointes. Et deux yeux en amandes qui possédaient la couleur du crépuscule brûlant. Elle était spectaculairement belle, une véritable meilleure de ce monde si étrange et nouveau pour la noble. Et, se sentant petite, presque banale, sans pour autant s'en sentir blessée, elle se permit de l'admirer encore quelques secondes avant de lui sourire. Elle n'avait pas pu ignorer ce qui se baladait dans son dos et, en s'avançant dans le son sec mais délicieux de ses talons sur le sol de bois, elle lançait d'une voix claire mais douce, ses mains se reposant l'une sur l'autre :

- Kyubi no kitsune ou Jiu Wei Hu. Le renard à neuf queues dans les deux cas. Que pouvons-pour vous, jeune demoiselle ?


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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Lun 16 Fév - 20:13

Je n'ai pas eu a attendre longtemps qu'une imposante silhouette se présente à moi. Mon premier réflexe est un peu bête mais bon je suis humaine non ? ... Non, mais bon voilà quoi. Bref mon premier réflexe :  l'observer de haut en bas, histoire de se faire une idée v'voyez ? Que dire ... Il est grand, très grand et il de ses yeux ! Un mélange étrange entre rouge et noir qui me rappelle quelque chose sans que j'arrive a mettre le doigt dessus. Vous savez cette impression de déjà-vu très persistante mais qui refuse de se livrer a vous ? Peut-être que je l'ai déjà croisé quelque part ou bien ...

- Bonjour mademoiselle, bienvenu dans la librairie le Jade de jadis. Puis-je faire quelque chose pour vous, enfin pour toi, Lula. Oui, je ne sais pas si tu m'as reconnu, je suis monsieur Kawayashi ton professeur de littérature. Je présume que tu es venu chercher de quoi éclaircir quelque chose ? Calme-toi, mon épouse et moi ne feront que t'aider. Souffle un peu.

C'est ça ! Il me rappelle un de mes profs ! J'ai pas eu de cours avec lui mais je l'ai déjà croisé dans les couloirs et c'est fou comme ils se ressemblent. Oh wait. Mais c'est lui, c'est lui mon colosse de professeur de littérature ! *Lula tu t'excite pour rien là* Humm ouais pas faux, on va se calmer un peu, histoire de pouvoir discuter calmement t'vois. Donc reprenons, je souris a mon professeur contente de le voir, un visage connu ça rassure toujours, et m’apprête a lui répondre, quand une dame fait son apparition. Et là je bug, juste un peu quelques seconde tout au plus mais suffisamment. Faut dire aussi qu'elle est ... belle ? Non autre chose, y'a un truc trop ... fascinant chez elle. J'sais pas trop si c'est a cause de ses longs cheveux d'un blanc d'ivoire, d'un blanc soyeux méchés d'un tas nuance de gris, ou peut-être ses yeux rosé/bleu juste trop envoûtant. Ça n'aurait tenu qu'a moi je me serais approché d'elle juste pour observer ses yeux de plus près mais ce n'était pas le but de ma visite donc on se reprend.

Sa remarque me fait sourire de plus belle, et je hoche la tête. Je suppose (avec raisons) qu'elle est la femme de monsieur Kawayashi. Ils vont bien ensemble je trouve, elle toute petite frêle et gracieuse lui grand, calme et à l'air rassurant malgré sa carrure. Je les aime déjà ! Je lui répond en souriant, et beaucoup plus calme :


- Bonjour, bonjour ! Kuybi no kitsune madame Kawayashi, enfin je crois. C'est justement le but de ma visite, j'avoue ne rien connaître de ma race et j'aimerais en savoir plus mais j'ai un peu peur de me perdre dans les rayons de votre magasin...

Je suis un peu embarrassée, et par réflexe mes oreilles se plaque un peu en arrière signe de méfiance ou de peur, c'est un peu honteux de ne rien connaître de sa propre race non ? D'ailleurs quand bien même on me dirait non, j'y croirais pas, pour moi ça craint de pas savoir, d'être en terrain inconnu quand on me pose des questions. Du coup me voilà la tête un peu baissé, les oreilles en arrière attendant une réponse. Je sais qu'ils ne se moqueront et ne me jugeront pas, je le sens qu'ils sont plein de bienveillance mais j'appréhende quand même un peu ...

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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Sam 21 Fév - 15:56


La mémoire d'un littéraire forte utile.




Écoutant avec attention aussi bien sa femme que la demoiselle aux attributs du dieu à neuf queue, le littéraire se mit à réfléchir les yeux clos. Il avait également les joues légèrement rosées de voir à quel point il avait épousé une femme pleine de ressource et de connaissance. Il était fier d'être son mari et il lui arrivait de lui intimer avec tendresse dans l'oreille. Il cherchait avec calme l'endroit exact où il avait pu ranger avec sa douce le dit livre sans avoir perdu la rangée. D'un mouvement ample en observant la demoiselle, il prit la direction de l'arrière de la librairie. Il avait remarqué la teinte allant de l'améthyste au parme de ses cheveux, la couleur d'ambre de son regard sans oublier ses attributs de Kyubi. Il ne pouvait pas ignorer ce qu'elle était, lui qui avait parcouru bien des légendes depuis son enfance avec une attention d'orfèvre. Il pouvait reconnaitre de son regard plus curieux qu'expert ce que Lula, cette élève à qui il faisait cours comme à bien d'autre, était vraiment. Il voyait bien des natures et des races pendant ses cours, dans ses auditoires jeune et bien souvent turbulent, mais en un sens malgré cette agitation, il aimait ce travail. Il comprenait parfaitement l'envie de Kyrie d'ouvrir la librairie pour voir du monde, connaitre de nouvelles personnes et découvrir des gens par-ci par-là. Dans cette ville, ils se sentaient tout sauf intrus, entré dans un moule où leur différence n'était pas une tare en soit. En continuant de cogiter sur tout cela, sur leur place dans cette étrange, mais accueillante société, il arrivait à sa destination. En levant le bras, il attrapait un livre qui aurait pu donner l'impression de grimoire tant sa taille semblait démesuré et reprenait ses pas vers le comptoir où se trouvait toujours sa femme. Il venait le plus discrètement possible déposer un baiser sur ses lèvres sans dire un mot et affichait ensuite un sourire sans lâcher le livre pour autant. Il le posait avec calme comme pour ne pas troubler l'instant paisible qu'ils vivaient en somme tous les trois et l'ouvrait directement sur la page voulue. On sentait que ce n'était pas la première fois que le colosse des lettres parcourait ce livre. Il l'avait après tout trouvé aussi simplement qu'un bonjour au milieu d'une quantité pourtant assez magistrale de reliures. En avançant le recueil vers Lula, il tenta sous le regard de sa femme de rassurer de nouveau leur invitée.

« Je pense que ce recueil à l'allure pataude et massive, devrait répondre à tes interrogations. Ce n'est pas tellement une honte, bien souvent la nature ne nous offre pas toutes les réponses requises. Nous sommes tous ici pour apprendre quels que soient notre âge et notre nature Lula. »

En se reculant, il se permit de retourner dans les rayons en quête d'un second recueil plus petit. Ce dernier contenait les légendes de bien des civilisations et époques, qui s'entrechoquaient pour former un bouillon de culture mythologique. Il n'est pas de ceux qui se prêtaient à croire à beaucoup de choses dont il n'avait pas la preuve, faute sans aucun doute de son esprit bien souvent cartésien, mais cela ne l'empêchait pas d'y jeter un œil avec attention. Il racontait souvent à Kyrie que s'il avait pu, il aurait parcouru le monde pour mieux en connaitre ses secrets. Au final, il avait préféré la quiétude de sa vie de couple, ne cessait de dire à sa moitié qu'elle était son plus beau trésor. Chose qui bien sûr avait amené le pourpre aux joues de son épouse avant de la faire l'embrasser sans nul doute. Un couple hétéroclite, dont le ciment même de leur amour, de leur lien était cette confiance, ce don de se compléter l'un l'autre. Elle était la douceur, quand lui était la force. Elle reflétait la noblesse et la finesse, lui le savoir et la puissance. Sans perdre le fil de ses recherches en prenait régulièrement un livre avant de le reposer dans un son rauque, il ne trouvait point son dû. Une moue sur le visage, il se grattait la tête et ne voulant pas lâcher prise, recommençait à retourner étagère par étagère. Ce fut dans un son de victoire peu discret qui avait dû amener les deux femmes à s'interroger sur ce qu'il pouvait bien faire dans l'arrière-boutique, qu'il revient le sourire aux lèvres vers elle. Il déposait sur le comptoir où se trouvait toujours le livre le dit recueil. Sa taille faisait peine à voir par rapport à l'autre, mais les écrits qu'il contenait avaient de quoi parfaire l'érudition de Lula. Il laissait son regard parcourir de nouveau la demoiselle encore étonnée de sa tenue, mais aussi de son apparence physique, puis reprenait place entre elles et patientait. Il était naturellement du genre à s'écraser au maximum pour ne pas marteler son entourage de son envergure de condor imposant. Rien que de voir cet homme assis avec sagesse et calme sur la chaise, les deux pieds toucher le sol, on pouvait s'interroger. Quand sa douce épouse peinait à toucher le dit sol de ses pieds une fois assise comme lui, ce dernier le faisait sans effort. On aurait pu les comparer à David et Goliath, sans la violence entre eux bien sûr. De sa voix rauque, il s'exprimait après quelque minute se rendant compte qu'il n'avait nullement expliqué ce qu'était le deuxième livre qu'il avait apporté.

« J'ai pensé que la plus petite reliure que je t'ai apporté pourrait-elle aussi t'aider. Quand ce véritable grimoire imposant est un puits de savoir sur les races et légendes, le plus petit lui se précise sur leur origine, mais aussi sur ce que pensent plusieurs érudits sur la question mythologique. Ainsi, tu pourrais mieux trier le vrai du faux dans tout ce miasme de terme et de dieux. Il est vrai que pour ton engeance pour faire simple et respectueux, c'est assez complexe. On parle des Kyubi no kitsune aussi bien en Inde qu'en Chine, en Corée ou encore au Japon. Chacun possédant bien évidemment leurs versions qui parfois se contredisent. Sachant que je n'ai spécialement comme travail en ce jour qu'aider ma muse et épousé ici-bas, je serais à ta disposition si besoin d'éclaircissement. La seule chose que me vient dans l'instant est qu'au contraire de ce que peuvent dire les écrits, tu ne sembles aucunement maléfique et vile, preuve qu'ils ne sont pas toujours sur de leur propre dire. Kyrie, ma chérie, penses-tu que préparer un thé serait une bonne idée ? »

Il avait fait volteface dans un naturel toujours aussi étonnant, sans lever la voix ni faire de geste brusques. Tel un chef d'orchestre, il savait contrôler ses réactions physiques aussi bien que ce dernier prît la direction d'un nombre important de musiciens. Encore une énième raison de l'amour qui les liait aussi simplement. Dur de résister, mais surtout ne pas vouloir pour soit un homme qui même dans son naturel savait se modérer aussi calmement. Il pouvait déplacer des meubles à lui seul, vous lancer des pics plus tranchant qu'une lame aiguisée, mais savait être également sage et apaisant. Il faisait sans aucun doute honneur à la promesse qu'il avait faite aux parents de Kyrie en demandant sa main. Il ne se voyait pas comme le meilleur des profs, mais se voulait bon mari et de bon conseil, alors il espérait que ces livres aideraient Lula un minimum.


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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Jeu 26 Fév - 14:12




| Mais on ne peut pas dire
qu'il ne sache pas de quoi il parle. |
- PV. Lula Stevens & Shinobu Kawayashi.





Elle ne su pas, sur l'instant, ce qui la mit le moins à l'aise. Avait-ce été le regard médusé de la jeune demoiselle sur elle,  ou bien ce résidu d'habitude chez son mari à dire çà et là leur union ? Elle n'y voyait bien évidemment aucun inconvénient, autant habituée à l'un qu'à l'autre, mais il fallait avouer que Kyrie, même si elle n'était pas facilement troublée, n'était pas d'une nature très extravertie, expansive. Et si le mariage lui avait permit de passer haut la main l'épreuve de marcher devant tant de gens la fixant avec admiration, parfois, dans la petite boutique, la moindre personne semblait géante comparé à elle. Peut-être était-ce aussi parce que la plantureuse demoiselle était plus grande qu'elle ? La noble se contenta de ne pas rougir, observant dans un coin de son esprit que ses talons n'avait pas plus d'effet face à la nouvelle arrivante que face à son propre mari, bien que ce dernier soit plus grand encore qu'elles deux. Bien vite elle hocha la tête, dans un charmant sourire et, la regardant, Kyrie se tenta à répondre à son sourire de sa douceur paisible.

- Bonjour, bonjour ! Kuybi no kitsune madame Kawayashi, enfin je crois. C'est justement le but de ma visite, j'avoue ne rien connaître de ma race et j'aimerais en savoir plus mais j'ai un peu peur de me perdre dans les rayons de votre magasin...

Elle était adorable. La façon qu'avait ses oreilles de se plaquer, tout du moins d'essayer de se plaquer, contre son crâne lui donnait un air presque piteux, inoffensif. Et pourtant, pour ce qu'elle en savait, Kyubi était un démon dévastateur dans la plupart des légendes que l'on racontait le concernant. Le démon du renard à neufs queues. Quelle surprenante rencontre. Sa tête baissée, comme entre une petite honte à une petite appréhension, Kyrie sortait finalement de ses pensées. Shinobu, dans sa lancée de réflexion à son tour, avait fermé les paupières et, levant la tête vers lui dans un sourire emplit de bienveillance, l'épouse sourit de voir ce faible rougissement demeurer plaqué contre des traits si adultes. Il n'avait pas changé. Malgré les années qui avaient passées depuis leur rencontre, il demeurait le reste, identique à leur premier jour. Et, en observant ce fait, elle baissa légèrement son regard dans le vide, ses joues se colorant à leur tour avec distance. Dire l'aimer n'aurait jamais été assez. C'était un nouveau que ni les mots ni les actes ne savaient décrire, mais que leurs regards tentaient si souvent de faire comprendre. Puis il r-ouvrit les yeux, enfin, et en plongeant dans ses iris aussi différents que les siens, s'y perdit quelques secondes à peine avant qu'il ne se dirige vers l'arrière boutique. Qu'avait-il encore en tête ? Il disparut quelques minutes et, pendant ce temps, la noble détailla encore discrètement du regard les attributs de son opposante. Ses oreilles étaient une véritable merveille, se mouvant si naturellement au grès de ses émotions. Et ses queues, si nombreuses, bougeaient encore fluidité, si simplement que l'on aurait pu croire qu'il en avait toujours été ainsi.

Pendant un court instant, Kyrie fondit elle-même dans un autre questionnement. Était-elle née ainsi ? Était-ce par descendance ? La française, qui avait entendu parler plus d'une fois de démon prenant possession de corps humain, où y trouvant le sommeil, réfléchit sur la question, bien malgré elle, sans pour autant y trouver une quelconque réponse. Son mari revint bientôt, un épais livre entre les mains et, fixant ce dernier, elle constata qu'il lui aurait certainement été impossible de le soulever pour sa part. Là était tout l'intérêt d'avoir un mari aussi grand et fort ! Il pouvait bien l'aider là où ses moyens s'arrêtaient pour lui éviter la blessure. Et c'était bien évidemment toujours avec amabilité que le géant de douceur se pliait ainsi aux actions que sa femme ne pouvait pas exécuter. Il déroba un vif baiser et, à la sensation de ses lèvres contre les siennes, elle ne pu s'empêcher de garder les yeux ouverts, posant son regard hétérochromique sur les courbes de son visage. Vraiment, le temps ne l'atteignait pas, pas selon elle en tout cas. Il était toujours aussi beau, possédant une élégance qui semblait provenir d'une autre époque, d'une époque lointaine, sans pour autant paraître aussi frêle qu'elle. Sa carrure participait bien évidemment à son allure robuste et presque bourru, mais Kyria songea que si celle en face d'eux devait être une élève, elle devait elle-même savoir que ce n'était qu'une incroyable montagne d'amour et de sagesse envers les personnes aimables. Il avança le recueil vers l'étudiante et bientôt, à nouveau, sa voix lui parvenait aux oreilles comme un enchantement.

- Je pense que ce recueil à l'allure pataude et massive, devrait répondre à tes interrogations. Ce n'est pas tellement une honte, bien souvent la nature ne nous offre pas toutes les réponses requises. Nous sommes tous ici pour apprendre quels que soient notre âge et notre nature Lula.

Lula ? Quel délicat prénom. Il semblait être produit par des notes de musique, mélodieux à l'oreille. Mais la libraire n'eut pas le temps de s'attarder sur ce mystère que déjà son mari disparut à nouveau dans les rayonnages. Un petit rire glissa de sa gorge et, remontant une main au-devant de ses lèvres sous l'embarras qui colorait à nouveau ses joues, elle tenta de quitter l'idée que bientôt il aurait su trouver dans la librairie tout les ouvrages pouvant toucher de près ou de loin à l'histoire du démon renard. Sa connaissance n'avait pas de limite, sa mémoire étant fantastique tant et si bien qu'il avait certainement déjà à l'esprit l'emplacement de chaque livre dans la boutique. Bien qu'il n'était pas à croire que Kyrie ne les sache pas elle-même. Chaque objet ici, chaque ouvrage, tout était relié à elle. Et son don, qu'elle craignait encore quelque peu malgré le temps, savait lui souffler à l'oreille, sous le lourd voile de ses paupières opaques chaque emplacement. Ainsi, dans la pièce, il y avait, sur trois, deux personnes capable d'aller sans hésitation jusqu'au livre qui occupait leur esprit. Même si, bien évidemment, Kyrie en savait plus que ce que les livres pour certains sauraient communiquer à la tendre Lula. Elle se garda d'en dire mot, pas parce qu'elle était une noble épouse et que son mari parlerait donc à sa place mais parce qu'elle s'amusait quelque peu de ce silence et de ce questionnement chez l'adolescente. Elle-même avait passé bien des années à chercher les origines de son pouvoir, d'où pouvait provenir cette magie qu'elle ne s'expliquait pas, mais le meilleur allié, lui semblait-il, était le temps. Bien que les livres sachent transmettre le savoir de génération en génération, bien qu'ils baignent dans cette ancienneté honorable, ils ne savaient pas si bien décrire les impressions, les émotions, et sans vraiment savoir si c'était pareil cas pour Lula, elle se souvint que les écrits sur les médiums étaient pour beaucoup très loin de ce qu'elle pouvait elle-même ressentir à l'utilisation de sa capacité. Sans qu'elle n'ai eu le temps de dire la moindre parole, se tenant encore silencieuse comme une poupée de porcelaine à sa place immobile, son mari revint à nouveau, avec cette fois-ci un livre bien pâlichon face à son confrère. Il était petit, presque serré sur lui-même, mais elle savait que si Shinobu l'avait amené à la renarde ce n'était pas sans raison. Les minutes passèrent et, intriguée qu'il n'en dise rien, elle leva le regard vers lui au moment même où sa voix profonde fila d'entre ses lèvres.

- J'ai pensé que la plus petite reliure que je t'ai apporté pourrait-elle aussi t'aider. Quand ce véritable grimoire imposant est un puits de savoir sur les races et légendes, le plus petit lui se précise sur leur origine, mais aussi sur ce que pensent plusieurs érudits sur la question mythologique. Ainsi, tu pourrais mieux trier le vrai du faux dans tout ce miasme de terme et de dieux. Il est vrai que pour ton engeance pour faire simple et respectueux, c'est assez complexe. On parle des Kyubi no kitsune aussi bien en Inde qu'en Chine, en Corée ou encore au Japon. Chacun possédant bien évidemment leurs versions qui parfois se contredisent. Sachant que je n'ai spécialement comme travail en ce jour qu'aider ma muse et épouse ici-bas, je serais à ta disposition si besoin d'éclaircissement. La seule chose que me vient dans l'instant est qu'au contraire de ce que peuvent dire les écrits, tu ne sembles aucunement maléfique et vile, preuve qu'ils ne sont pas toujours sur de leur propres dires. Kyrie, ma chérie, penses-tu que préparer un thé serait une bonne idée ?

En reposant ses mains l'une sur l'autre près de son ventre, la-dite Kyrie esquissa un sourire. Un thé, oui, bien sûr. Elle jeta un rapide coup d’œil à Lula qui devait être perdue à savoir quel livre ouvrir en premier et, dans un très léger soupir paisible, comme rassurée du calme dans la boutique, elle ferma les yeux dans un léger hochement de tête.

- Oui, bien sûr. N'hésite pas à m'appeler si tu as besoin de mon aide, mon amour.

Elle s’éclipsa donc dans l'arrière boutique et, se faufilant entre les piles de livres qui n'avaient pas encore été posés sur les étagères, tentant de ne rien bousculer et ce adroitement avec sa robe très ample, parvint enfin jusqu'à un minuscule espace où le thé pourrait être préparé. En mettant l'eau à bouillir, déplorant un légère fuite du robinet dont elle devrait parler à Shinobu, elle posa le niveau de ses hanches contre le bord d'une table qui, pour sûr, n'aurait pu prendre en pause que deux personnes l'une en face de l'autre. Ses longs cheveux tenaient encore dans son chignon, même si celui-ci se défaisait progressivement il lui sembla et, d'un geste habitué, elle les remit en place une seconde fois. Cette masse blanche était difficile à vivre. Mais elle n'osait même pas imaginer les couper, peut-être parce qu'elle y tenait autant que Shinobu y tenait en réalité. Même si la réalité était aussi bien plus complexe. Couper ses cheveux aurait été se défaire de sa noblesse, renié son père et son appartement primaire à la famille Rocheliodel. Bien que désormais épouse Kawayashi, Kyrie songeait encore à son nom de jeune fille comme une vieille femme songe à sa première tombée de neige. Disparue si doucement que l'on en garde que la douceur froide, que cette illusion de l'avoir attrapé quand c'est en réalité tout le contraire. La bouilloire se mise à siffler et, r-ouvrant un peu plus ses grands yeux, elle s'étonna de ne pas s'en être rendu compte auparavant. Elle s'appliqua donc à la retirer de son support qu'elle éteignait avec précaution et, la posant sur un côté où sa chaleur ne ferait rien fondre, se questionna. De quel thé voudraient-ils ? Dans un autre petit rire, qu'elle diminua autant qu'elle pu pour que les deux dans la librairie ne l'entende pas, elle prépare le tout de son idée. De quoi embêter Shinobu.

Ainsi, portant avec soin le plateau, elle vint le poser sur une petite table de libre sur le côté d'une rangée de livres. Autant ne pas encombrer le comptoir plus que nécessaire. En relevant la tête, une fois le tout poser, elle accorda un sourire taquin à son époux, elle-même amusée de son idée. Car si Lula et elle-même avaient un thé Darjeeling, rapporté par Madame Rocheliodel d'un voyage en Angleterre, Shinobu pour sa part avait un chocolat chaud. Le trio ayant quelques sortes différentes de gâteaux en accompagnement, parce qu'elle n'ignorait pas que tant réfléchir allait très certainement finir par leur donner faim. Elle épousseta doucement sa robe, qui avait bien malheureusement récupéré un peu de la poussière de l'arrière-boutique où tout était bien peu organisé encore et, en se redressant finalement, se souvint de quelque chose.

- Je n'ai pas souvenir que ces livres en parle mais une histoire me revient à l'esprit. Si je ne me trompe pas, le Gumiho, c'est-à-dire la version coréenne du Kyubi no Kitsune, pouvait prendre l'apparence d'une femme, bien que son essence demeura la même, afin de séduire des hommes et les mener à un bien triste destin. C'est-à-dire voir ses organes dévorés par la bête. Il me semble que le Gumiho était de base un renard bien commun, mais qui aurait vécu un millénaire afin de se changer en cette créature dont le nom pour le "gu" signifiant neuf n'est jamais qu'une autre version que celle japonaise ou chinoise. Je crains cependant qu'il ne soit difficile de déceler le vrai du faux, les légendes ne sont jamais que des histoires voyageant dans le temps et l'espace, si l'une d'elles est vraies, savoir si les versions le sont aussi relève d'un lourd travail.

Ses propres paroles l'étonnèrent. Était-elle défaitiste ? Cette tendre petite voulait en apprendre plus sur ses origines, et voilà que Kyrie se montrait bien déplaisante à lui donner si brusquement la réalité. Quelle méchanceté, même si bien involontaire. En venant s'installer sur une chaise près de la table où le tout du "goûter" improvisé se trouvait encore, elle se saisit d'une tasse qu'elle remonta à ses lèvres pour prendre une gorgée. L'arôme se perdit sur son palais et, en reposant la tête, elle leva la tête vers la petite dans un sourire presque maternel.

- Je te demande de bien vouloir me pardonner, c'était bien impoli de ma part de parler ainsi. Je suis convaincue que nous trouverons de quoi t'aider.



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Lula Stevens
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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Mer 8 Avr - 21:02

Vous avez déjà vu un couple d'amoureux ? Mais de vrai amoureux j'veux dire. Ceux qui transpirent l'amour et l'adoration de l'autre, ceux qui se comprennent sans se parler, ceux dont on voudrait être jaloux mais qui sont si beaux ensemble qu'on ne peut que leur souhaiter tout le bonheur du monde. Vous voyez de quoi je parle ? Non ? Bah moi non plus.

Jusqu’à ce que je rencontre les Kawayashi. Lui géant de calme et de gentillesse, elle, fragile dame dont la douceur n'a d'égale que sa grâce. Clairement je suis sous le charme. Tellement  que je ne remarque l’absence de mon professeur que lorsqu'il revient de l'arrière boutique avec dans les mains ce que je nommerai un livre-cachalot. Ou mammouth au choix. Bref un ggros, très gros spécimen. Je le regarde d'un air effaré presque effrayé même, nan c'est vraiment pour moi ce truc ?

« Je pense que ce recueil à l'allure pataude et massive, devrait répondre à tes interrogations. Ce n'est pas tellement une honte, bien souvent la nature ne nous offre pas toutes les réponses requises. Nous sommes tous ici pour apprendre quels que soient notre âge et notre nature Lula. »

Ah bah oui c'est pour moi, zut alors, j'ai envie d'en apprendre plus oui mais rien qu'en voyant le volume de celui-là, y'a de quoi se décourager. Je le prend en main et il manque de me faire tomber. Gosh ! c'est que ça pèse c'est machin là ! Je pourrais en faire des haltères avec un autre dans ce genre là ... Un son de victoire me fais relever là tête et constater que Monsieur Kawayashi est reparti. Hum ouais mais non, je disais pour rire hein, je veux pas faire d'haltères moi. Mon soupir de soulagement est tout à fait réel quand je voit la taille maigrichonne du prochain livre, bon je suis au moins sûre de pouvoir le tenir sans me casser le dos.

- J'ai pensé que la plus petite reliure que je t'ai apporté pourrait-elle aussi t'aider. Quand ce véritable grimoire imposant est un puits de savoir sur les races et légendes, le plus petit lui se précise sur leur origine, mais aussi sur ce que pensent plusieurs érudits sur la question mythologique. Ainsi, tu pourrais mieux trier le vrai du faux dans tout ce miasme de terme et de dieux. Il est vrai que pour ton engeance pour faire simple et respectueux, c'est assez complexe. On parle des Kyubi no kitsune aussi bien en Inde qu'en Chine, en Corée ou encore au Japon. Chacun possédant bien évidemment leurs versions qui parfois se contredisent. Sachant que je n'ai spécialement comme travail en ce jour qu'aider ma muse et épouse ici-bas, je serais à ta disposition si besoin d'éclaircissement. La seule chose que me vient dans l'instant est qu'au contraire de ce que peuvent dire les écrits, tu ne sembles aucunement maléfique et vile, preuve qu'ils ne sont pas toujours sur de leur propres dires. Kyrie, ma chérie, penses-tu que préparer un thé serait une bonne idée ?

Je hoche la tête et commencer a les feuilleter. Ah ouais, il rigolait pas, le gros est vraiment, vraiment très bien rempli, je ne fais que lire en diagonale quelques pages aux hasard mais je sens que ça va être sportif pour s'y retrouver. Non mais vous avez vu le nombre de légende qui parle d'un renard a neuf queues ?! Nah ? Googler le vous allez comprendre. Y'a de quoi décourager j'vous jure, mais j'y arriverait, avec l'aide du couple Kawa (ouais c'est plus simple que de dire tout le nom complet) et en consultant Kuy, je réussirait a démêler tout ça. Une odeur particulièrement alléchante me fait relever la tête ne reniflant discrètement, qu'est-ce que ?
En me retournant, j'aperçois donc Madame Kawa, un plateau posé a côté d'elle, ah oui c'est vrai son mari lui avait demander, j'avais un peu zappé et ... oh des gateaux ! Réfléchir en mangeant du sucré y'a rien de mieux !

- Je n'ai pas souvenir que ces livres en parle mais une histoire me revient à l'esprit. Si je ne me trompe pas, le Gumiho, c'est-à-dire la version coréenne du Kyubi no Kitsune, pouvait prendre l'apparence d'une femme, bien que son essence demeura la même, afin de séduire des hommes et les mener à un bien triste destin. C'est-à-dire voir ses organes dévorés par la bête. Il me semble que le Gumiho était de base un renard bien commun, mais qui aurait vécu un millénaire afin de se changer en cette créature dont le nom pour le "gu" signifiant neuf n'est jamais qu'une autre version que celle japonaise ou chinoise. Je crains cependant qu'il ne soit difficile de déceler le vrai du faux, les légendes ne sont jamais que des histoires voyageant dans le temps et l'espace, si l'une d'elles est vraies, savoir si les versions le sont aussi relève d'un lourd travail.

Hum oui je sais, c'est compliqué, j'avais entendu parler du Gumiho-machin là, Kate avait peur que Kuy soit ça mais autant que j'en sache, il est en colère, il as faim mais il n'est pas foncièrement mauvais. C'est une bête, quoi. C'est d’ailleurs ce que je m’apprête a lui répondre mais elle me coupe

- Je te demande de bien vouloir me pardonner, c'était bien impoli de ma part de parler ainsi. Je suis convaincue que nous trouverons de quoi t'aider.

En souriant je prend les livres et vient m'asseoir a la table, attirée comme une mouche par le miel par la bonne odeur qui s'échappe des tasses, du thé et ... du chocolat ?! Damn il savent comment parler a mon estomac. Oserai-je ? Hum non, trois tasses, je me doute qu'il y en a une pour moi mais laquelle prendre ? Trop grande question existentielle dans cet instant de réflexion intense.

- Non, non ne vous excusez pas. J'avoue qu'il y a de quoi se découragé par tout cet amalgame mais ce que je peut dire c'est que je ne suis pas un Gumiho. L'esprit renard qui m'habite n'est pas foncièrement mauvais ou vil, il se rapproche plus de la bête sanguinaire que de l'esprit malin.

Hum aurait-je oublié un détail ? L'esprit renard qui m'habite ? Voyons Lula met-toi a leur place (autant que possible hein), t'y comprend quelque chose à ça ? Ouais non. Je reprend donc

- Par esprit renard, je veux dire que je ne suis pas née en tant que Kitsune, l'histoire est un peu compliquée je ne voudrait pas vous ennuyer avec ...

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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Dim 19 Avr - 21:19


Un couple chaleureux et aidant envers une gracieuse légende.




▬ play it
Que ne fut pas sa joie même si elle était intérieure, de voir que les recueils semblaient intéresser Lula. Il la comptait parmi ses élèves préférés peut être plus par la passion qu'elle savait-elle aussi délivrer dans la littérature, que parce qu'elle était tout simplement adorable. Il avait eu des étudiants en retard, peu avenant, mais elle restait toujours très polie avec lui et il aimait beaucoup cela. Une fois de plus elle l'avait prouvé dans sa façon de parler à Shinobu et à son épouse et il allait clairement le retenir même s'il n'en disait rien. Il n'était pas là pour juger les gens, mais pour leur apprendre tout ce qu'il savait sur l'art des livres, de l'élocution et des lettres. Il aimait venir en cours et lui inculquer des choses par moment matérielle et futile et d'autres biens plus importantes. C'était cela qui était étonnant dans l'enseignement que pouvait offrir le colosse de sagesse. Il n'hésitait pas à innover, à rendre le cours plus interactif et à même briser les codes qu'on lui avait appris pour en faire quelque chose de plus conventionnel. Il lui arrivait également de penser à ses anciens camarades devenus comme lui professeur ou acteurs de cinéma et de théâtre. Il avait même reçu l'année passée une lettre d'une de ses amies qui après un petit roman avait fini par devenir écrivain. Il ne les jalousait pas, car il préférait clairement rester dans l'ombre et ne pas frôler un seul instant la célébrité. Ce n'était pas pour lui, il n'en avait pas l'envie ni les capacités. Non pas que ces épaules robustes et imposantes n'en avaient pas la force, mais plutôt qu'il ne voulait pas quitter cette vie paisible. Après tout chaque soir, il rentrait chez lui et trouvait son épouse qui l'attendait sagement. Alors il posait sa sacoche comme pour signifier qu'il mettait de côté les cours et l'enseignement pour elle et s'occupait de sa bienaimée.

Il avait toujours été admiratif de cette finesse dans les gestes de Kyrie, dans cette grâce naturelle. Il savait qu'il avait été chanceux de pouvoir cueillir dans ses filets une si belle muse et surtout qu'elle ne s'en échappe jamais. Il pouvait être dur avec elle, par moment même très désagréable et pourtant, elle restait avec lui dans la tendresse, l'amour et la délicatesse. Il avait envie de verser une larme en se rendant compte que cette femme avait fait bien plus que lui avait été capable dans leur couple. Il portait son regard de charbon et de sang sur celle qui représentait la beauté, la féerie et qui le passionnait tant.


« - Je n'ai pas souvenir que ces livres en parlent, mais une histoire me revient à l'esprit. Si je ne me trompe pas, le Gumiho, c'est-à-dire la version coréenne du Kyubi no Kitsune, pouvait prendre l'apparence d'une femme, bien que son essence demeurât la même, afin de séduire des hommes et les mener à un bien triste destin. C'est-à-dire voir ses organes dévorés par la bête. Il me semble que le Gumiho était de base un renard bien commun, mais qui aurait vécu un millénaire afin de se changer en cette créature dont le nom pour le "gu" signifiant neuf n'est jamais qu'une autre version que celle japonaise ou chinoise. Je crains cependant qu'il ne soit difficile de déceler le vrai du faux, les légendes ne sont jamais que des histoires voyageant dans le temps et l'espace, si l'une d'elles est vraie, savoir si les versions le sont aussi relève d'un lourd travail. »

Le regard du colosse fut assez perplexe d'entendre ce douce et tendre si peu positive. Elle qui souriait sans cesse à la vie, qui aimait travailler dans cette librairie pour y voir du monde et rencontrer de nouvelles têtes. Il restait sur son siège, un sourcil relevé par l'étonnement et cherchait à savoir ce qu'avait bien pu prendre à son épouse d'un coup. Indirectement, elle avait planté un couteau dans le dos de la petite élève avec une certaine insistance. Il croisait légèrement les bras sans pour autant jouer le bourreau ou le juge de sa femme et réfléchissait. Il savait qu'elle ne l'avait pas fait volontairement et qu'elle avait plus ou moins raison. Les légendes ne racontaient que rarement des choses joyeuses et pleines d'entrain. Bien souvent, il y était relaté des souffrances plus grandes que le brasero sur la peau ou qu'un bannissement à vie sur les rives du Styx. Sans bouger encore une fois de son siège, il voyait bien le visage de sa Kyrie tout aussi étonné de ce qu'elle avait pu dire avant.

« - Je te demande de bien vouloir me pardonner, c'était bien impoli de ma part de parler ainsi. Je suis convaincue que nous trouverons de quoi t'aider.»

Il affichait de nouveau un sourire en les regardant toutes les deux et se levait alors de son assise pour les rejoindre en bon maître de maison. Même si la propriété était au nom de son épouse, elle lui appartenait tout autant qu'a elle au final. Maintenant assis auprès d'elle, il les regardait tour à tour sans pour autant dire quelque chose de précis. Il trouvait cette scène si atypique et préférait rester silencieux pour ne pas en troubler l'équilibre presque étrange. Celui de sa femme quelque peu gêné d'avoir été si franche et d'une demoiselle compatissante qui prenait sur elle et souriait encore une fois autant que possible. C'était un détail qui n'avait pas échappé depuis le début de son enseignement au géant des lettres. Lula était toujours très souriante qu'elle que soit la saison ou le sujet du cours qu'il leur délivrait. Il sentait qu'elle ne venait pas à son cours à reculons et qu'elle aimait en apprendre encore plus sans s'en lasser. Il s'était même surpris, lui le professeur sur de son savoir, à lui demander à elle, s'il n'était pas trop ennuyant pendant ses grands monologues. Il avait alors reçu une réponse positive qui n'avait fait que renforcer cette confiance dans une sagesse qu'il pouvait s'autoriser à partager. En ressortant un peu de ses pensées, il pouvait voir et surtout entendre Lula se manifester de nouveau. Après avoir écouté les mots de la renarde, il prenait sa tasse comme pour l'aider à savoir laquelle allait être la sienne. Il n'avait pas de mal à trouver son breuvage de chocolat puisqu'il était le seul à dégager un parfum agréable de cacao légèrement relevé de noisette. C'est qu'il avait des goûts par moment très spécifique le grand Shinobu. Il portait donc le contenant à ses lèvres pour en boire quelque gorgées de son contenu et le reposait sur la petite table. Sa main massive se faufilait comme une immense araignée sur le plateau et venait avec malice chipée un des gâteaux pour le porter à ses lèvres. Il donnait vraiment en cet instant l'impression d'un immense titan mangeant des choses qui n'avaient clairement pas la consistance pour lui remplir l'estomac. Autant, il savait par moment préparer des plats succulents, autant, il pouvait manger comme un ogre. C'était une habitude que sa mère lui avait donnée naturellement, car elle voulait qu'il devienne un homme grand et fort. On pouvait avouer qu'elle avait vu juste quand on voyait ce qu'était devenu le petit Shinobu. En se raclant légèrement la gorge, il s'adressait alors tour à tout à son épouse puis à son élève. Tout en ouvrant les lèvres, il glissait une main chaude et douce contre celle de Kyrie et y entrelaçait ses doigts de Goliath avec ceux plus fins et plus petit de son épouse. Encore une fois, il s'agissait d'un tendre geste d'amour comme il pouvait en être capable.

« Chérie ne t'en veux pas, je ne peux pas te contredire sur les légendes, car il est clair que très peu ont une fin joyeuse comme on en verrait dans les films par exemple. De plus, tu as raison, d'ordinaire le Guhimo est un esprit maléfique, mais à ce que nous avons pu comprendre tout deux, Lula n'en est pas un et heureusement, je dois avouer. Au passage, le chocolat chaud est une nouvelle fois succulent et je dois dire que je ne me passe pas de te laisser le préparer dans ton coin, même si je te soupçonne de rajouter un peu de cannelle ou de la noisette pour me faire encore plus plaisir. Lula, tu sais nous ne sommes pas là pour te juger comme je l'ai déjà dit donc si tu veux vraiment nous raconter cela nous sommes tout ouïe. Nous n'avons pas de clients autres que toi à l'heure actuellement et cela va permettre de parfaire nos connaissances sur ton espèce que nous ne connaissons pas forcément sur le bout des doigts. Si nous étions Kyrie et moi ennuyés penses-tu que nous t'aurions accueilli avec chaleur et que nous te serions venu en aide ? Je ne pense pas alors si les deux recueils que je t'ai montré peuvent t'aider user les jusqu'à en savoir chaque recoin s'il le faut, mais dis-nous comment nous pouvons t'aider à trouver des réponses correctement. »

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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Mar 21 Avr - 22:10




| Savoir trouver les mots. |
- PV. Lula Stevens & Shinobu Kawayashi.





Il était difficile pour tout le monde de ne pas se laisser porter par les émotions. Principalement quand celles-ci étaient portées par une force mystérieuse s'amusant à les changer au moindre battement de cils. Et depuis quelques temps, Kyrie subissait ces changements sans queue ni tête. Les journées suivaient leur cours, aussi calmes et plaisantes qu'elles l'avaient toujours été, mais elle savait que quelque chose avait changé. Et bien malgré cette volontiers de fer dont elle faisait preuve pour se convaincre elle-même du contraire, elle savait qu'il ne lui serait pas possible de s'y esquiver indéfiniment. Ce dépaysement qu'elle ressentait n'était pas uniquement du à son mariage, ou bien à leur déménagement. Non, il était aussi dû à un secret. Un secret qu'elle avait elle-même découvert il y avait si peu. Un secret qui l'avait faite passer du sourire aux larmes, un secret qu'elle peinait à conserver. Et si Shinobu finissait par le deviner ? Et si quiconque, d'ailleurs, finissait par le deviner ? Sa routine allait voler en éclats, sa petite existence allait connaître l'agitation qui précède la discorde. Quelque part, elle se disait que, bien malgré elle, un jour cela se saurait. Les légers changements dans son comportement, dans ses mots, qui semblaient avoir surprit son mari, feraient comprendre qu'un changement s'opérait en elle, au creux même de ses flancs vertueux. Elle-même n'y croyait pas. Shinobu et elle n'avait jamais particulièrement essayer, ils avaient laisser faire les choses, mais il fallait croire que le destin avait décidé d'apporter un cadeau à leur mariage heureux. Un cadeau qu'elle ne savait pas entièrement voir d'un bon œil.

La peur qu'un enfant d'eux n'en soit pas plus normal qu'eux-même la tiraillait de l'intérieur, la rendait parfois même nerveuse, et dans sa tête, la question de l'éducation qu'il lui faudrait n'avait de cesse de se poser encore et encore. La journée tranquille, si belle, se voyait encore une fois bouleversée par ses intrigues et, tentant de s'en échapper, la française redressa la tête vers son mari qui chipait discrètement des gâteaux du plateau, comme s'il avait été possible de ne pas le voir, quand Lula lorgnait pour sa part sur les tasses, n'osant pas y toucher. Son mari ayant auparavant reconnu sa tasse de chocolat chaud, félicitant même sa compagne de la façon dont elle l'avait fait, elle songea que bientôt la presque renarde pourrait se saisir de sa tasse sans hésitation et, une main posée avec délicatesse contre le tissu couvrant ses cuisses quand l'autre avait été capturée par son mari, elle l'observa gentiment. Elle n'avait jamais réellement aimer les enfants. Ou plus exactement, elle n'avait jamais aimé tout les doutes qu'ils pouvaient glisser dans une vie. Ils étaient innocents, fragiles, purs, et craignaient aussi bien la lumière que l'obscurité. En suivant du regard la courbe de joliesse des cheveux de l'étudiante, elle se promit de ne jamais tenir d'information hors de la portée de son enfant. S'il avait besoin de savoir les particularités de l'espèce dont il ferait parti, elle le soutiendrait dans sa curiosité. Pourtant, souhaitant encore que cet enfant soit normal, bien qu'il n'y en ai que très peu de chance, elle se dit que tout savoir ne serait peut-être pas plus bon que l'ignorance totale. La bataille se lançait à nouveau entre ses pensées et, fermant les yeux, elle fit table-rase pour tenter de pouvoir garder son air naturellement posé.

- Mon époux a tout à fait raison, Lula. Je sais combien parfois l'on peut ne pas se connaître soi-même, quand un événement imprévu survient dans notre vie. Tu as dis que tu n'étais pas née avec cette particularité, et c'est donc certainement encore tout nouveau, que cela te date de huit ans ou bien d'hier, dans un certain sens. Une nouveauté à laquelle tu devras t'habituer, de laquelle tu devras apprendre les atouts et les faiblesses. Au-dehors, de nombreuses personnes, de tout pays, sont nées comme elles te semblent être maintenant. Beaucoup d'entre eux sont nés avec leur différence comme défense. Et si nous pouvons t'aider à trouver ta défense à ton tour, te soutenir dans tes questionnements jusqu'à parvenir à y trouver des réponses, nous serons heureux de nous montrer utiles.

Elle rouvrit les yeux, cette fois-ci posés sur son mari, et y figea ses iris différents. Pouvait-elle continuer à le laisser ainsi ? Il devait savoir. Il devait apprendre pour ce changement qui le concernait bien autant qu'il ne la concernait elle-même. Si elle avait à affronter les frayeurs d'être mère, il devait affronter celles d'être père, et s'y accommoder. C'était une certaine épreuve, mais une épreuve qu'ils avaient à voir tout les deux, parce qu'elle n'avait pas la force de se rassurer seule. Elle se redressa donc, se levant de sa chaise pour s'incliner poliment devant la demoiselle, venant attraper la main de son mari qui était encore libre pour lui indiquer qu'elle comptait l'emmener et sourit à la renarde.

- Je te demande de bien vouloir nous excuser quelques minutes, j'emprunte mon mari. Nous te reviendrons bien vite.

Ainsi, le tirant avec elle avec douceur, elle l'emmena jusqu'à l'arrière-boutique. Elle se doutait que son mari devait être surprit de cet autre changement de comportement, mais qu'y pouvait-elle ? Elle devait lui parler. Et lui parler maintenant. Avant que son courage ne se fane. Certes, ça n'avait pas été très doux, elle s'en voulait elle-même de laisser la demoiselle seule dans la librairie à faire face aux livres, aux pages, en surnombre, mais elle ne se voyait pas faire autrement. Elle n'aurait jamais eu la force de glisser le sujet, même discrètement, si cela avait été en face de la petite. C'était une délicate petite, elle l'appréciait déjà beaucoup pour sa politesse, sa franchise mais aussi une part de la timidité dont elle faisait preuve devant deux adultes, mais nulle ne savait comment untel ou untel pourrait réagir, sans compter que cette nouvelle ne la concernait pas. Non pas qu'elle ait eu l'envie de la tenir à l'écart, loin de là, mais c'était bel et bien là une obligation afin de pouvoir se montrer plus franche face à son époux. Levant la tête vers ce dernier, son coeur battant aussi vite qu'à la cérémonie de leur mariage, elle vint à se demander elle-même s'il s'agissait encore une fois là d'une bonne idée. Et s'il la laissait, s'il ne voulait pas d'enfant aussi tôt ? Que pourrait faire la noble dame à élever seul un aussi petit être ? L'envie de pleurer à nouveau la prit. Jusque là, elle avait toujours pleurer en secret, contenant ses larmes devant Shinobu avec un courage époustouflant. Mais il n'en était plus question. Non, il l'avait mariée, il avait fait d'elle sa femme, s'était perdu autant qu'elle dans leurs rencontres amoureuses. Pourquoi la laisserait-il désormais ?

Pour se donner du courage, les yeux rivés sur les siens, elle serra un peu plus le bout de ses doigts. Voilà, elle allait pleurer. Quel courage. Des larmes au coin des yeux, se sentant débordée entre une chaleur étouffante et une froideur à l'en glacer, le tout venant de l'intérieur d'elle-même, elle lui sourit avec une infinie tendresse. Il était plus que temps. Bientôt il l'aurait remarqué à la forme de son ventre. Mieux valait qu'ils partagent ensemble la nouvelle. La nouvelle que, pour la première fois depuis qu'elle en était au courant, lui semblait être une bonne nouvelle, parce que son mari la regardait encore de la même façon qu'à leur rencontre. Parce que Shinobu allait être père, et qu'il serait un excellent paternel pour leur enfant.

- Shinobu... Chéri... Avions-nous déjà réfléchit à un prénom pour un... Un éventuel bébé ?



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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Mar 5 Mai - 11:03

Monsieur Kawa se saisit de l'une des tasses, celle qui embaume le cacao, mettant ainsi fin a la question existentielles qui me torturait l'esprit. Je me retient d'éclater de rire quand il glisse sa main pour chiper un gâteau avec l'air de celui qui croit qu'on ne le verra pas alors que sa main fait la moitié du plateau, c'est que c'est plutôt comique a voir, je suis même pas sûre que ce gâteau puisse remplir quoi que ce soit dans son estomac. J'veux dire, avec sa carrure il doit lui falloir des plâtrées pour être correctement nourrit, pas une poussière de pâtisseries. Après je renie pas la qualité des gâteaux en question hein, m'enfin c'est drôle quoi.

- Chérie ne t'en veux pas, je ne peux pas te contredire sur les légendes, car il est clair que très peu ont une fin joyeuse comme on en verrait dans les films par exemple. De plus, tu as raison, d'ordinaire le Guhimo est un esprit maléfique, mais à ce que nous avons pu comprendre tout deux, Lula n'en est pas un et heureusement, je dois avouer. Au passage, le chocolat chaud est une nouvelle fois succulent et je dois dire que je ne me passe pas de te laisser le préparer dans ton coin, même si je te soupçonne de rajouter un peu de cannelle ou de la noisette pour me faire encore plus plaisir. Lula, tu sais nous ne sommes pas là pour te juger comme je l'ai déjà dit donc si tu veux vraiment nous raconter cela nous sommes tout ouïe. Nous n'avons pas de clients autres que toi à l'heure actuellement et cela va permettre de parfaire nos connaissances sur ton espèce que nous ne connaissons pas forcément sur le bout des doigts. Si nous étions Kyrie et moi ennuyés penses-tu que nous t'aurions accueilli avec chaleur et que nous te serions venu en aide ? Je ne pense pas alors si les deux recueils que je t'ai montré peuvent t'aider user les jusqu'à en savoir chaque recoin s'il le faut, mais dis-nous comment nous pouvons t'aider à trouver des réponses correctement.

Par réflexe a l'entente de sa voix, un stylo est venu trouver sa place dans ma main prêt a noter, comme en cours en fait. Il est l'un des prof dont j'apprécie le plus les cours. Je suis pas spécialement fan de Littérature mais j'avais de bonne note et avec monsieur Kawa et bah mes notes sont encore plus hautes. D'habitude les profs qui font de long monologue je les apprécie moyen, alors quel là je pourrais l'écouter parler des heures sans m'en lasser ! C'est foutrement intéressant ce qu'il raconte, et puis il est passionnée par son métier, ça se voit a dix milles et je trouve ça juste super. C'est d'ailleurs dommage qu'on soit aussi peu en cours ... les préjugés sur les Littéraire ont la vie dure et les petits rebelle n'aime pas perdre leur temps dans des salles confinées a parler de livres poussiéreux. Poussiéreux mais fascinant quand on sait où regarder

- Mon époux a tout à fait raison, Lula. Je sais combien parfois l'on peut ne pas se connaître soi-même, quand un événement imprévu survient dans notre vie. Tu as dis que tu n'étais pas née avec cette particularité, et c'est donc certainement encore tout nouveau, que cela te date de huit ans ou bien d'hier, dans un certain sens. Une nouveauté à laquelle tu devras t'habituer, de laquelle tu devras apprendre les atouts et les faiblesses
. Au-dehors, de nombreuses personnes, de tout pays, sont nées comme elles te semblent être maintenant. Beaucoup d'entre eux sont nés avec leur différence comme défense. Et si nous pouvons t'aider à trouver ta défense à ton tour, te soutenir dans tes questionnements jusqu'à parvenir à y trouver des réponses, nous serons heureux de nous montrer utiles. Je te demande de bien vouloir nous excuser quelques minutes, j'emprunte mon mari. Nous te reviendrons bien vite.

Souriant gentiment je hoche la tête et me retourne aux livres qui n'attendent que moi sur la table. D'une main je commence a noter les différentes légendes de l'autre je saisit une tasse de thé et la porte a mes lèvres pour en boire une gorgée. Gosh ça fait du bien ! On sous-estime trop souvent le pouvoir de la théine ! Plusieurs minute passent dans un silence quasi complet a mon plus grand bonheur jusqu'au moment où mes oreilles a l'ouïe affiné capte la voix de Madame Kawa de l'autre côté de la boutique. Ah non hein ! Ce sont leur affaires je veux pas faire ma voyeuse involontaire, baissant les oreilles je tente de me concentrer sur autre chose, de ne pas entendre la voix mais j'avoue que ça demande toute ma concentration et que c'est pas super easy  

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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Mar 5 Mai - 17:34


La joie d'être papa.




On aurait pu croire que l'enseignant avait pu ignorer le changement de comportement de sa femme à cause de ses cours, mais finalement non. Il la trouvait plus sensible, plus à vive de peau et se demandait de plus en plus s'il n'avait une responsabilité là-dedans. Il devinait que tout comme lui, elle avait eu un temps d'adaptation en changeant de pays et de cocon d'amour, mais qu'elle avait su s'y faire. Il faisait en sorte de tout faire pour qu'elle se sente heureuse, sans pour autant l'étouffer par sa protection. Après tout, des deux, dans ce couple, ce n'était pas le plus imposant qui avait la plus grandes des forces. Son épouse était bien plus redoutable qu'elle en avait l'air par son don, mais lui ne voyait qu'une épouse des plus magnifiques chez qui il avait su voir la tendresse, la passion et un besoin d'affection. Il se demandait chaque jour ce qui avait pu changer les choses, en se mettant bien souvent à réfléchir sur ce qui pouvait bien la mettre dans cet état. Il était arrivé à un constat, mais n'avait jamais osé lui demander de peur de la brusquer plus qu'autre chose. Il fallait dire que parler de ce qu'il faisait dans leur lit était bien plus embarrassant qu'on pouvait le croire pour le professeur. Il n'était pas un grand timide, mais mettre en avant leurs ébats, c'était un peu comme insisté sur un moment intime de leur vie et il n'avait pas à faire ça. Il avait donc continué de penser à cela sans jamais vouloir trouver la vérité de peur de blesser sa femme. On aurait pu croire qu'il ne la voyait que comme son épouse, mais elle était un espoir, une joie et son trésor. Il n'y avait qu'envers elle qu'il se montrait possessif à outrance sans en avoir honte bien évidemment.

Il était arrivé plus d'une fois à Shinobu d'imaginer que si Kyrie voulait un jour d'une descendance, elle lui dirait de façon plus ou moins explicite. Ils n'avaient pas forcément besoin de parler d'une chose en détail pour se comprendre agissant même parfois aussi discrètement que leur baiser à la librairie. Un regard, un sourire, un geste pouvaient entre eux signifier bien des mots. Il avait peur de se dire que ses enfants auraient pu hériter d'un mélange savant de son don et de celui de sa compagne. Avoir la capacité de voir le passé des gens par le toucher, ou de se rendre solide comme le roc comme aussi fluide que de l'eau, c'était extraordinaire. Hélas, l'ensemble allié dans un même corps aurait peut-être de graves répercussions. Le grand littéraire en avait pleine conscience au point de se promettre d'enseigner à sa progéniture la façon de contrôler ce don et devinait que sa femme en ferait de même. Malgré tout, il ne voulait pas que ces derniers se sentent trop différents de leur future camarade. Il ne lisait pas dans les pensées de sa conjointe, mais après tout ce temps passé ensemble, il savait la cerner mieux que quiconque. Cela ne l'empêchait pas de faire encore maintenant des gaffes, mais elles étaient bien plus rares que par le passé, c'était évident. Il reportait tout de même son attention sur la scène dont il faisait partie, c'est-à-dire ce petit moment de came autour du savoir et d'un breuvage délicat. Il aurait été idiot de ne pas voir que sa femme semblait tourmenter par quelque chose, mais il préférait se montrer discret devant l'élève. Cette histoire ne regardait au final que le couple et s'il devait en discuter, ce serait donc entre eux. Il amenait de nouveau la tasse à ses lèvres sans quitter tour à tour les deux femmes du regard et restait, par la suite, silencieux. Peut-être comme un pressentiment, il se disait que Kyrie allait parler une nouvelle fois de cette voix qu'il aimait tant.


« - Mon époux a tout à fait raison, Lula. Je sais combien parfois l'on peut ne pas se connaître soi-même, quand un événement imprévu survient dans notre vie. Tu as dit que tu n'étais pas née avec cette particularité, et c'est donc certainement encore tout nouveau, que cela te date de huit ans ou bien d'hier, dans un certain sens. Une nouveauté à laquelle tu devras t'habituer, de laquelle tu devras apprendre les atouts et les faiblesses. Au-dehors, de nombreuses personnes, de tout pays, sont nées comme elles te semblent être maintenant. Beaucoup d'entre eux sont nés avec leur différence comme défense. Et si nous pouvons t'aider à trouver ta défense à ton tour, te soutenir dans tes questionnements jusqu'à parvenir à y trouver des réponses, nous serons heureux de nous montrer utiles. »

Il savait que les mots de sa femme étaient les plus sincères possible étant donné que comme Lula que ce soit elle ou lui, ils comprenaient en grande partie ce qu'elle vivait. Soit il pouvait cacher leur don, mais malgré tout entre lui qui par moment changeait de consistance sous l'émotion ou elle qui touchait les gens sans trop le vouloir, cela relevait par moment du défi quotidien. Il regardait aussi tendrement sa femme qu'elle pouvait le faire en se mettant à sourire. Il se demandait tout de même pourquoi elle le fixait avec une telle intensité à lui marquer les iris des siens. Il la voyait alors se lever sans trop comprendre et s'incliner ce qui fit apparaitre sur le visage de Shinobu de l'étonnement. Le professeur se disait que son épouse avait peut-être besoin d'air, mais ses mots furent plus parlants qu'autre chose.

« - Je te demande de bien vouloir nous excuser quelques minutes, j'emprunte mon mari. Nous te reviendrons bien vite. »

En se levant donc à sa suite et en s'inclinant simplement en guise de réponse, il se laissait tirer dans l'arrière-boutique par sa femme sans comprendre encore ce qui pouvait bien motiver son geste. Il marchait avec elle jusqu'à se retrouver éloigner de Lula, seul à seul avec son épouse. Il se sentait comme un enfant a qui ont avait clairement interdit de faire des bêtises, mais qui en avait tout de même fait. Il n'était pas bien fier, mais en voyant le visage de sa femme un peu pincer par les émotions, il se disait que ce n'était sans doute pas ce genre de ressort. Il sentait les doigts de Kyrie serrer les siens et devinait qu'elle avait besoin de ce geste en guise de motivation comme lui quand il l'enlaçait un peu plus par peur qu'elle s'envole. Il pouvait voir que les yeux magnifique et atteint d'hétérochromies de sa compagne commençait à s'humidifier par l'émotion ce qui l'inquiétait dès lors énormément avant que les mots de sa moitié sonne comme un impact puissant en plein torse.

«- Shinobu... Chéri... Avions-nous déjà réfléchi à un prénom pour un... Un éventuel bébé ? »

Le choc fut tel que les derniers mots de Kyrie résonnèrent dans son crâne un long moment. Un bébé, il allait avoir un bébé. Il allait être papa et sans plus attendre, il prit sa femme amoureusement dans ses bras en venant l'embrasser avec une passion étonnante. Il la relâchait ensuite dans une grande gêne, les joues commençaient à rougir, alors que ses doigts essuyaient du mieux possible les larmes de la belle libraire. Il avait déjà appris des choses magnifiques, mais celle d'être papa fut l'une des plus belles pour l'instant. Tout ce qu'il avait pu penser et dont il doutait se concrétisait. Leur union avait fini par donner un petit être qui allait grandir dans le ventre de sa femme. Il se sentait sur un nuage et d'un coup parti vers Lula pour lui embrasser la joue avant de revenir près de sa femme en l'embrassant encore. Il était devenu tellement joyeux que cela en devenait amusant, mais si adorable. Il n'y avait qu'avec elle, qu'auprès d'elle qui laissait cette part de tendresse, de douceur et de joie si expansive se montrer. Il reprenait Kyrie dans ses bras et approchait son visage du sien timidement. Il devait tout de même répondre à sa femme avec politesse et amour.

« Kyrie chérie je crois que je suis bien l'homme le plus heureux du monde...Oui, j'avais pensé à Tatsuo, mais j'avoue que pour une demoiselle, je n'ai rien trouvé de bien intéressant, tu aurais une idée, auquel cas, nous en aurions deux.. ? Je suis tellement heureux chérie... J'en pleurais presque... Je vais être papa, un bon papa, je te le promets, mais je serais papa. Je ferais tout mon possible pour leur offrir un modèle dont ils seront faire et je vais t'offrir tout le soutien qu'il m'est possible de te donner. Je t'aime Kyrie et je te promets d'être le meilleur des papas pour eux, s'ils sont deux et le meilleur des maris pour toi. » »


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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Jeu 28 Mai - 19:07




| Ciel, en voilà un qui ne saurait garder
un secret pareil ! |
- PV. Lula Stevens & Shinobu Kawayashi.





Etre noble n'empêchait pas de pleurer, de souffrir, d'être heureux au point de ne plus savoir quelle émotion dominait réellement le coeur. Et à cet instant, la française se sentait divinement égarée. La peur que son mari ne la laisse, parce qu'ils n'avaient jamais vraiment parler d'avoir des enfants, gouvernait tout, et pourtant un bonheur incroyable veillait encore sur les battements affolés de son petit tambour personnel. Le temps que mit Shinobu à réagir la pétrifia, un moment qui lui sembla terriblement long. Qu'allait-il dire ? Qu'allait-il faire ? N'aurait-elle pas dû en parler ? Ou bien plus tôt ? Ou bien encore plus tard ? Son cerveau venait de démissionner, n'ayant pas supporté tant de pression, et pourtant tout le reste fonctionnait encore, bien que son corps refusa fermement de bouger. Ses jambes tremblaient légèrement sous la masse de sa robe, son petit corps ayant tant de mal à supporter cette attention interminable. Pourtant, à son terme, son mari vint la prendre dans ses bras, la serrant pour venir chercher un baiser qui lui fit ouvrir grands les yeux alors que de lourdes larmes débordaient de ceux-ci. Les refermant, complètement retournée par cet aveu qu'elle venait de faire comprendre de façon plus ou moins directe, elle se laissa aller aux flots de larmes qui refroidissait tout le chemin de son ventre à sa gorge avec fureur. C'était définitivement trop pour elle. Remontant ses mains contre son dos, elle le serra à son tour, faiblement, avec cependant toute sa force, se sentant comme quelque chose de très fragile sur l'instant. Elle ne broncha pas un seul instant à ce qu'il sèche ses larmes, se sentant pourtant très gênée de ce geste et, lorsqu'il la relâcha, regarda ce visage qui avait prit une adorable couleur rosée. Son mari, si grand, si costaud, avait l'air d'un enfant à qui l'on avait annoncé que Noel approchait.

Il fila, bien vite, comme s'il n'avait plus été capable de tenir sur place et, intriguée, la libraire le suivit jusqu'à la porte qui séparait la librairie de l'arrière boutique pour le voir embrasser la joue de la jeune renarde qui, ayant visiblement tenté de se concentrer, ne devait plus rien comprendre à ce qu'il se passait. Malgré son embarras, et ses yeux encore un peu humides, elle rit, le regardant revenir encore une fois pour la reprendre dans ses bras, son visage si près du sien que ses yeux vairons se noyaient dans les siens sans la moindre résistance.

- Kyrie chérie je crois que je suis bien l'homme le plus heureux du monde...Oui, j'avais pensé à Tatsuo, mais j'avoue que pour une demoiselle, je n'ai rien trouvé de bien intéressant, tu aurais une idée, auquel cas, nous en aurions deux.. ? Je suis tellement heureux chérie... J'en pleurais presque... Je vais être papa, un bon papa, je te le promets, mais je serais papa. Je ferais tout mon possible pour leur offrir un modèle dont ils seront fières et je vais t'offrir tout le soutien qu'il m'est possible de te donner. Je t'aime Kyrie et je te promets d'être le meilleur des papas pour eux, s'ils sont deux et le meilleur des maris pour toi.

Il n'y avait pas le moindre moyen d'en douter. Quelque chose de chaud cette fois-ci remonta la ventre de la noble, la faisant se nicher autant que possible entre les bras de son époux. Voilà qu'elle n'avait plus peur. Ce moment à assister à la joie débordante de Shinobu venait de balayer ses doutes, ses mots qui couraient encore dans son esprit pourchassaient les ombres, les abattant à coups de lumières salvatrices. Enfouissant sa tête contre son torse, elle pleura encore un peu, ne parvenant à son tour plus à contenir toute cette joie qu'elle s'était interdite jusque là par peur de sa réaction. Une petit vie grandissait en elle, peut-être deux pour ce que lui en avait dit le médecin, et c'était là un présent de cieux, leur graine pour nourrir ce vaste monde. Quand ils s'éteindraient, il resterait encore derrière eux une existence. Kyrie, sage, cessa bientôt de pleurer, essuyant de ses poignets les quelques larmes qui roulaient encore sur ses joues dans de longs sillons salés et, courageuse, releva la tête vers son amour pour lui répondre malgré sa voix légèrement tremblante :

- Le médecin a dit qu'il y avait des chances pour qu'ils soient l'un derrière l'autre, que nous aurions ainsi peut-être deux enfants, mais ce n'est pas encore une certitude. Je pense que le temps nous éclairera sur cette question. Chéri... J'ai eu si peur... Quand je l'ai appris, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer, je ne savais pas quoi en penser... Mais maintenant je me rends compte de la chance infinie que j'ai de porter à l'intérieur de moi une vie que ton amour m'a offert.

Resserrant ses mains dans le dos de son mari, s'accrochant un peu à lui pour être certaine de ne pas faiblir, elle enfouit bientôt à nouveau sa tête contre lui. Juste quelques minutes. Elle voulait rester là, ainsi, quelques minutes encore, sentir sa chaleur, sa présence, être certaine qu'il ne partirait pas. La peur qu'elle avait eu était partie en fumée, mais elle se sentait encore si faible, comme si le vent qui m'entrait pourtant pas dans la librairie était parvenu à la bousculer. Après un instant contre lui, elle finit par se détacher à son tour, prenant un légère inspiration pour se ressaisir. La pauvre petite Lula devait encore se demander ce qu'il avait bien pu arriver et, attrapant discrètement l'une des mains de son mari pour l'entraîner avec elle à revenir dans la librairie, elle s'arma de son courage pour ne pas pleurer à nouveau des émotions encore si fraîches à l'intérieur d'elle. Elle se posa finalement de nouveau à sa place, mais regarda avec appréhension sa tasse de thé. De petits tremblements allaient l'empêcher de boire à nouveau, la tasse aurait été secouée, mais elle sourit à nouveau, se pinçant une fraction de secondes les lèvres. Il fallait revenir aux interrogations de cette délicieuse enfant. Et si elle voulait savoir ce qu'il s'était produit pour que le grand enseignant soit si intenable, eh bien elle pourrait le leur demander.

- Pardonne-nous s'il te plais, Lula, c'est une journée pleine de surprises. Aurais-tu trouvé quelque chose d'intéressant pendant que nous n'étions pas là ? Veux-tu encore des gâteaux ?

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Lula Stevens
1ère année - Renard à neuf queues - Mythologique
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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Mer 22 Juil - 11:17

Bon quand faut s'y mettre, faut s'y mettre ! Je baisse les oreilles pour ne plus entendre ce qui se dit en arrière-boutique et me concentre sur les livres posés en face de moi, voyons voir ...


"À la différence de ses formes « simples » (kitsune au Japon ou femme-renarde), qui sont parfois considérés comme des créatures bienveillantes, le renard à neuf queues est toujours décrit comme maléfique."

Pff, ça commence bien. Notons tout de même que Kuy n'a rien de malveillant. Mais alors rien du tout  ! Bon ok, il à l'air d'une bête sauvage, il a faim, il est en colère et tue tout ce qui bouge mais il ne réfléchis pas. Par rapport à la seule expérience que j'ai eu de son passage, en prenant du recul et je me rend compte qu’il n'agis que par instinct, il a faim, il mange. Point barre. Malveillant c'est trop fort pour parler de lui.


"La légende veut que, venus très anciennement d'Inde, les renards à neuf queues aient traversé le Tibet et atteint la Chine, où, transformés en favorites pernicieuses et de mauvais conseil, ils/elles avaient poussé les derniers empereurs de la dynastie Qin (Ts'in) à commettre assez d'iniquités pour leur coûter leur trône."

Moi la seule chose qui me choque la dedans c'est "LES renards a neuf queues". Parce qu’ils sont plusieurs ?! Ca veut dire que je ne suis pas seule ! Alleluija !
Hum ... Ils ne possèdent peut-être pas tous un réceptacle humain .... Et puis la Corée, la Chine toussa c'est pas à côté, fin je crois. Pas comme si je pouvais sortir de l'Academie et aller tranquillement me renseigner dans les pays d'origines, dejà je suis même pas sûre qu'on ai le droit de sortir de l'Academie ... Shit !


"À en croire les contes coréens, un renard qui vit mille ans se métamorphose en kumiho. Il peut se transformer comme il veut, et entre autres en une belle fille, souvent dans l'intention de séduire les hommes"

La par contre je doute. Non pas pour l'âge de Kuy je sais qu'il existe depuis très longtemps avant ma naissance, mais le coup de se transformer en belle jeune fille pour séduire les hommes c'est comment dire ... ironique quand on me regarde. On va pas se mentir, je SUIS une belle jeune fille et mon passe-temps favori est de séduire les hommes ... La question est : est-ce réellement de mon plein gré ? Non mais je veux dire, ça se trouve la présence de Kuy agit directement sur mon cerveau et me pousse a faire certaine chose sans que je ne m'en rende compte, comme si c'était moi qui l'avait voulu alors que c'est lui qui commande. Voyez où je veut en venir ? Quoiqu'il ne m'a vraiment pas l'air de SAVOIR réfléchir et penser comme un humain ...
... Il faut que je reprenne la méditation.


"Les kitsune posséderaient une intelligence supérieure, une longue vie et des pouvoirs magiques. Ils sont un type de yōkai ou d'entité spirituelle, et le mot kitsune est souvent traduit par esprit renard. Cependant, cela ne signifie pas que les kitsune sont des fantômes, ni qu'ils sont fondamentalement différents des renards normaux."

Ah voilà quelque chose intriguant ! Yokai donc, pas exactement des fantômes puisque ce ne sont pas des morts mais des entités. Si je me souvient bien il y a toute sortes de yokai, certains a forme animal genre tortue, tanuki, chat d'autres comme des sortes d'ogres des montagnes ou gobelin, ou même des objets de la vie ordinaire ! Et tous font partie du folklore japonais. Les kitsune font partie des yokai en tant qu'esprits renards.
Ca c'est concret, je sais ce que tu es Kuy !
Un bisous se pose sur ma joue et je reprend ma chasse aux infos plus motivée que jamais

..............

Oh wait QUOI ?! C'était quoi ça ? Sursautant avec aux moins cinq secondes de retard je me retourne et voit M. Kawa revenir vers sa femme et la prendre dans ses bras. Ok ... Quelqu'un pourrait m'expliquer le pourquoi du comment s'il vous plait ? Nan ? Z'êtes sur ? Parceque je suis un peu perdue là, vous m'avez coupées en pleine concentration pour ... rien. Pas rien apparemment puisque la femme de mon prof pleure en souriant m'enfin c'est pas comme si ça me regardait quoi ... Ah je vous jure ces adultes, de vrais gosse !

Du coup j'ai plus la foi de m'y remettre, ma bulle a été percée j'ai plus envie de chercher. Reprenant ma tasse de thé, je la sirote en attendant leur retour et mes oreilles bien malgré moi se remette en place. Pour tout vous avouer c'est très gênant de se forcer a ne pas écouter, j'ai pas tellement l'habitude et j'adore entendre tout ce qui se passe autour de moi. Bien que ça concerne leur vie privées c'est vitale pour moi de ne pas rester sourde. Pas de savoir ce qui les mets dans cet état, ça je m'en fout mais d'entendre tout le reste, on se rend pas compte le nombre de bruits qui emplisse une pièce incroyablement silencieuse, c'est dingue ! Avec la couleur de mes yeux je suis très fière d'avoir hérités de mes oreilles et de cette ouïe affinée. De tout mes sens développé en fait, que ce soit de la vue de l'odorat, du toucher ou du gout je ressens tout cinq fois plus qu'un humain normale et c'est juste ... jouissif. Mouaip. Jouissif.
Tiens ça me fait penser ... J'ai lu en passant qu'un renard ayant atteint l'age de cent ans pouvait se transformer en humain et qu'a plus 1000 ans il pouvait prendre toutes les formes qu'il voulait ... Etant donné que Kuy doit avoir plus de 2000 ans, ça veut dire que je peut me transformer en tout ce que je veux non ? Puisque j'ai directement hérité de ses pouvoirs puisque nous ne faisons plus qu'un. Ah oui mais non ! il y a mon cher bracelet qui a restreint le plus gros de sa puissance. Machinalement je le caresse d'une main en regardant par la fenêtre. Il faut que je demande a Kate, je devrais pouvoir me transformer en quelque chose, au moins une ou deux formes si ce n'est plus qui ne dépasse pas la limite imposée. Je devrai pouvoir faire un tas de choses en fait, me semble l'avoir lu quelque part ...


"D'autres capacités surnaturelles communément attribuées aux kitsune incluent la possession, une bouche ou des queues qui génèrent du feu ou des éclairs (connu comme le kitsunebi, feu du renard), des apparitions dans les rêves des autres, le vol, l'invisibilité, et la création d'illusions si élaborées que difficilement distinguables de la réalité. Certains récits parlent de kitsune ayant de grands pouvoirs, capables de tordre l'espace-temps, de rendre les gens fous, ou prendre des formes fantastiques comme un arbre d'une hauteur incroyable ou d'une seconde lune dans le ciel. D'autres kitsune ont des réminiscences caractéristiques des vampires ou des succubes, et se nourrissent de la vie ou de l'esprit des êtres humains, généralement par contact sexuel."

... Je ne suis pas DU TOUT aidées là. Enfin presque, Kuy est un renard de feu c'est sur et certain. L’entrepôt des Chasseurs était noir de suie et le corps des Chasseurs ne ressemblait plus à rien, ils avaient été brûlés ET mangés. Croyez-moi sur paroles le gout de la chair humaine est ... hum non j'ai rien dit personne ne me croira si je dit que c'est bizarrement appétissant.
Le retour des deux libraires me sauve d'une spirales d'interrogation qui aurait forcement mal finie s'ils n'avaient pas été là. Je les accueillent donc avec un sourire resplendissant. Oh oui j'ai trouvé un tas de chose intéressantes même si c'est encore très flou, d'ailleurs je m'empresse de leur faire part de mes découvertes dès qu'ils sont installés, sur la possibilités qu'il en existent d'autres comme moi, mes questions sur la possible influence de kuy sur mon esprit, la découverte sur l'origine de Kuy et bien sur, le plus important, la question de mes pouvoirs.

Ca fait beaucoup hein ? Quelque chose me dit qu'on vient a peine d'effleurer le haut de l'iceberg...

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MessageSujet: Re: De l'aide siou plait ! [pv Kyrie & Shinobu]   Dim 26 Juil - 14:29


Chamboulé, mais heureux avec elle.




Dans un certain étonnement, le littéraire pus sentir sa femme se blottir dans ses bras. Il ne tenait plus du tout en place en ce sentant si heureux. Il avait toujours voulu offrir bine plus sa femme qu'une vie comme celle qu'ils partageaient ensemble. Il prenait son travail au sérieux en se donnant à fond pour subvenir à leur besoin et ainsi préparer un lit douillet pour d'éventuels enfants. Il se rendait compte que tout ce qu'il avait fait auparavant n'avait pas du tout été effectué en vain. Bientôt il devrait avec elle choisir où mettre la chambre de leur enfant, mais aussi de la couleur de la peinture, la forme des meubles. C'était en un sens une montagne de question qui tombait sur le colosse, mais si tendre Shinobu. Pourtant, il n'allait pas se laissait abattre et aiderait sa femme du mieux possible tout au long de sa grossesse, et même par la suite. Il riait intérieurement du geste qu'il avait fait en venant embrasser la joue de Lula par surprise sous la joie d'apprendre qu'il allait être père. Il ne se rappelait plus vraiment quand datait la dernière fois qu'il avait fait un tel élan de gaieté, mais il savait que cela était bénéfique. Il avouait qu'il se trouvait plus supportable, plus tendre et plus amoureux, quand il souriait et brillait de joie. Il ne devait clairement pas changer d'humeur, car sa femme éprouvait déjà d'avoir une vie dans son ventre et devait chaque jour supporter son poids, mais aussi le fait qu'il grandisse. Il avait envie de se blâmer pour avoir été distant et dur avec elle, alors qu'elle était porteuse d'un message d'espoir pour eux deux. Il n'aurait pas simplement qu'un enfant, il aurait aussi une descendance, une suite et surtout quelqu'un qui pourrait faire perdurer ce qu'ils avaient tout deux construit même après leurs morts. Il glissait ses doigts tendrement sur les joues de son épouse en chassant aussi tendrement que possible les larmes de sa femme et la gardait au chaud dans la douceur de ses bras pourtant si fort.

Il l'entendait toujours pleurer contre lui, mais préférait la laisser faire. Il savait que chacune de ses larmes n'était qu'un réjouissement de plus sur le fait d'avoir dans son ventre le résultat de son union avec lui. Il était fier de devenir papa plus encore que quand il avait appris pouvoir devenir professeur. Il n'était pas question de cours, de lettre, mais bien d'un petit être qui allait devenir une petite tête blonde courant dans la maison et souriant à ses parents. Il se voyait déjà lui apprendre la lecture, lui donner le goût de la lecture, mais aussi de la poésie sans oublier le respect. Il ne voulait pas avoir un enfant dont les manières rappelaient plus facilement sa sœur Sayame qu'une personne plus ou moins rangés. Il retenait une grimace en essayant de ne pas imaginer une petite Kyrie habillée à la manière de le mannequin parfois trop ambiguë et préféra retourner son regard sur la muse de sa vie, son épouse, sa Kyrie. Une femme dont il n'avait plus du tout pu se passer après l'hospitalisation et qui avait hanté ses pensées à le rendre gêné de faire cela. Il avait besoin d'elle et elle de lui, c'était évident.


« - Le médecin a dit qu'il y avait des chances pour qu'ils soient l'un derrière l'autre, que nous aurions ainsi peut-être deux enfants, mais ce n'est pas encore une certitude. Je pense que le temps nous éclairera sur cette question. Chéri... J'ai eu si peur... Quand je l'ai appris, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer, je ne savais pas quoi en penser... Mais maintenant je me rends compte de la chance infinie que j'ai de porter à l'intérieur de moi une vie que ton amour m'a offert. »

Le professeur ouvrait les yeux un peu plus en entendant qu'il se pourrait qu'ils aient ensemble non pas un, mais deux enfants. Il était étonné, mais pourtant, on ne voyait pas un seul instant de la peur sur son visage. Il était enseignant et pouvait donc prendre suffisamment de congé pour pouvoir s'occuper en cas de besoin et surtout pour offrir du repos à sa femme, de leur descendance. Elle allait les porter pendant plus de neuf mois et il se devait donc de permettre à Kyrie de souffler un peu après autant de jours à devoir soutenir ses trésors en elle. Il avait tout fait pour devenir professeur de littérature, avait tout donné pour avoir cette sublime dame à ses côtés, alors il ne baisserait pas les bras pour être le meilleur des pères. Elle comptait sur lui, ils comptaient sur lui, alors il n'allait pas lâcher prise un seul instant. Il ne pouvait effectivement pas anticiper s'il y avait des complications et ni deviner la souffrance que vivait sa femme, mais il devait tout de même s'occuper d'elle pour lui offrir tout le soutien et la force nécessaire pour passer cette épreuve et vivre ensemble heureux en ayant leur petite famille. Il laissait un soupir de soulagement quitter ses lèvres en apposant un baiser sur le front de cette divine créature aux yeux si magnifique dans lesquels il se noyait si souvent. Même si son épouse restait contre lui, il devinait qu'elle avait besoin de s'asseoir de respirer grandement et d'arrêter les gestes brusques. Il savait qu'elle devait refaire tomber la pression, ainsi quand elle le tirait de nouveau à l'avant de la boutique, il n'opposait aucune résistance pour ne pas la faire puiser dans ses forces encore une fois, une fois de trop. Il était maintenant de nouveau avec sa femme et la kitsune , mais au contraire des deux demoiselles, il préférait rester debout. Il disait parfois avec humour que cela allait le faire grandir, lui qui se trouvait déjà bien trop immense. Il jetait un regard et un franc sourire à sa dulcinée puis reportait son attention sur son élève quand sa bienaimée s'adressa à elle avec tendresse pour sans aucun doute changé de sujet et souffler un minimum malgré les émotions encore sous-jacente.

« - Pardonne-nous s'il te plais, Lula, c'est une journée pleine de surprises. Aurais-tu trouvé quelque chose d'intéressant pendant que nous n'étions pas là ? Veux-tu encore des gâteaux ? »

Pour journée riche en surprises, on pouvait dire qu'elle l'était. Il avait accueilli avec gentillesse une de ses élèves, avaient pu l'aider sur sa nature et allait continuer un moment puis apprenait en plus que sa femme attendait un enfant de sa part. C'était tant de choses nouvelles pour un seul homme et pour ne pas chuter sous toutes ses nouvelles, il choisissait de s'asseoir comme son épouse. Il avait lui aussi le droit à des moments de faiblesse et puis ce n'était pas un jour ordinaire, il pouvait se permettre d'apparaitre moins vaillant et moins fort. Il se retenait encore une fois de sauter de joie tant le fait d'être papa lui donnait des envies d'embrasser encore une fois la joue de Lula ou bien d'enlacer sa femme pour ne plus la lâcher. Il avait l'impression de n'avoir plus que dix ans et d'attendre un cadeau du père noël ou encore son anniversaire, il avait clairement hâte d'être à la naissance des enfants. Il se savait déjà comme le mari tenant la main de sa femme pour vivre avec elle ce moment magique, dur, mais bénéfique pour leur avenir. Il avait pris une sorte de claque qui avait eu le mérite de lui remettre les idées en place sur l'importance de leur couple, mais aussi sur leur amour qui même après bien des épreuves n'avaient jamais défailli un seul instant. Il avait acquis sa femme, savait qu'elle lui était totalement dévouée, mais il se devait de faire des efforts malgré tout. Lui dire son amour, la courtiser encore et encore, c'était la moindre des choses. Il ne souhaitait pas que leur amour, cette fougue du premier jour où leur passion et leur regards s'étaient rencontré, se fane comme une fleur sous la chaleur. Il voulait que même avec des enfants dans les bras, ils s'aiment comme au premier jour. Même si ce fut un geste des plus léger, il posait sa main sur celle de son épouse. Ses lèvres bougeaient tout en jetant un regard plein d'amour à Kyrie.  

« Oui, une journée comme on en vie que très peu, je pense dans son existence. Désolé, j'en suis encore tout chamboulé, je me sens comme un enfant plus que comme un adulte responsable et professeur. Enfin bref, as, tu trouvé comme te demandait ma douce épouse des réponses à ta question ou as-tu encore besoin de précision que nous pourrions encore t'apporter. Comme je te l'ai dit, nous sommes à disposition et tu sais que j'aime apprendre au monde des choses anodines, ça me fait me sentir utile. »


© Failara
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